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Dans les toutes prochaines années, la filière va connaître une profonde mutation avec la fin des
quotas laitiers européens en 2015 et une forte volatilité attendue des
prix des matières premières agricoles. «
La filière doit adopter une attitude conquérante et se doter d'une stratégie en conséquence », a lancé M. Chargé devant les coopératives réunies pour leur assemblée générale annuelle. «
Faute de quoi, le statu quo la fera se replier sur elle-même et la conduira inéluctablement vers un déclin », a-t-il ajouté.
Le responsable a cité plusieurs pistes. Il a mis en avant la nécessité d'améliorer la productivité des exploitations, autrement dit réduire les coûts de production pour être plus compétitif. M. Chargé a cité l'exemple de l'Allemagne. Les importations en France de lait allemand pour la consommation et la fabrication d'emmental sont « passées du stade conjoncturel à l'état structurel ».
M. Chargé a aussi évoqué le « retard » des opérateurs français qui peinent à se regrouper pour atteindre une « taille critique », contrairement à leurs concurrents européens. Il a plaidé enfin pour l'élaboration de « partenariats » entre coopératives et l'élaboration de stratégies de développement international et à l'export.
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