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 Une production de porcs structurellement excédentaire en Europe sans débouchés à l'export (© Terre-net Média)
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«Il est essentiel que les outils actuels de gestion du marché de la viande porcine soient maintenus et renforcés afin d'améliorer la situation sur le long terme », écrit Pekka Pesonen, Secrétaire général du Copa-Cogeca. Il se réfère aux récentes mesures prises par la représentation européenne des syndicats et des coopératives à Bruxelles pour redresser le
marché du porc.
« La décision de la Commission d'ouvrir temporairement l'aide au stockage privé pour la viande porcine, demandée par le Copa-Cogeca, en février a permis de soulager à court terme le marché, avec un retrait de l'excédent d'offre du marché ». « Les prix ont rebondi légèrement dans les principaux pays producteurs de viande porcine ».
Une réorientation des modes de production
La possibilité d’importer des aliments pour animaux présentant des traces d'Ogm non-autorisés jusqu'à une limite de 0,1 % satisfait aussi le Copa-Cogeca. « Il s'agit d'un pas dans la bonne direction » car « les prix des aliments pour animaux auraient sinon continué d'augmenter, avec un coût de plusieurs centaines de millions d'euros pour les agriculteurs européens ». Et l’accès aux farines animales sous conditions limitera réduira la dépendance au soja importé, a encore souligné le Copa-Cogeca.
Aux « fausses solutions du lobby agro-industriel », la Coordination Européenne Via Campesina opte pour une réorientation des modes de production.
Selon l’Ecvc, le redressement du marché européen du porc ne peut être envisagé sans une maitrise de la production au niveau européen et national. « C’est une condition nécessaire pour un revenu juste des producteurs : le prix du porc doit couvrir les coûts d’une production porcine durable ». La Coordination européenne opte aussi pour une meilleure répartition de la production de porcs sur l’ensemble du territoire européen et une limitation progressive de la taille des élevages « en fixant un seuil maximum de porcs par exploitation et par hectare ».
« Stopper la concentration de la production » et « cesser la position agressive de l’UE sur les marchés extérieurs (alors que l’UE importe 75 % de ses protéines végétales), en échange d’un contrôle des importations » font aussi partie des axes du plan de redressement.
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