 Eurogénétique au pays de Candy (© Terre-net Média) |
« Cette race à faible effectif est conservée par 117 éleveurs recensés en Alsace, Haute-Saône et dans les Vosges, berceau de la race » explique Gilles Grosjean, inséminateur et amateur de la petite vache grise. «
Une quinzaine d'éleveurs seulement possèdent exclusivement des vosgiennes. La moitié d'entres-eux transforme directement leur lait en Munster ou Barkass, une tome de montagne. » Une technicienne spécialisée en vosgienne complète: «
La vosgienne produit en moyenne 4.150 kg de lait par an, avec d'importants écarts entres les éleveurs, mais les taux sont élevés. »
L'effectif de la vosgienne passe de 125.000 têtes en 1914 à seulement 3.000 dans les années 70. La vosgienne a été sauvée de disparition. L'effectif est aujourd'hui d'environ 10.000 animaux. Treize familles génétiques distinctes ont été identifiées afin d'éviter la consanguinité. Aujourd'hui l'organisme de sélection propose une vingtaine de taureaux à l'insémination.
Que va devenir la vosgienne après la fin de quotas ?
« J'espère que la vosgienne ne deviendra pas une race de musée dans les années à venir. Il faudrait trouver des marchés de niche ou imposer une part de lait de vosgiennes dans un cahier des charges spécifique au Munster. » répond Gilles Grosjean.
«Nous essayons de promouvoir la race. Candy, la star du dernier salon international de l'agriculture à Paris, nous a permis de faire connaitre la vosgienne à un public plus large. En partenariat avec les chambres d'agriculture des Vosges et du Haut-Rhin, nous avons lancé une gamme de produits charcutiers issus de viande de race vosgienne. »
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