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 Malgré le redressement des cours du porc charcutier, les charges alimentaires pèsent sur les éleveurs (© Terre-net Média)
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D’après FranceAgriMer, ce début d’année 2011 marque le retour de la compétitivité de l’Union européenne sur la vente de
viande de porc à l’export. Dans un contexte de reprise de la demande mondiale et de réduction des écarts de prix avec le Brésil et les Etats-Unis, l’Union européenne a su tirer son épingle du jeu pour gagner des parts de marché, notamment en Russie, au Japon et en Corée.
Sur le marché européen l’augmentation 2010, de 3 % de la production conduit à des disponibilités en viande de porc qui devraient rester conséquentes au premier semestre 2011, mais qui pourraient fléchir au cours du second semestre, suite à la diminution des effectifs de truies, en Europe de l’Est notamment.
Cette baisse pourrait être contrebalancée par la restitution sur le marché cet été, des 143 000 tonnes de viande de porc stockées en janvier dernier. Pour rappel ce retrait faisait suite à la contamination à la dioxine d’aliments porcins en Allemagne, l’objectif de l’Union était alors de lutter contre la chute des prix et la désorganisation du marché nord européen.
Des producteurs français qui peinent toujours
La reprise européenne ne profite pas malheureusement aux éleveurs de porcs français, dans l’impossibilité d’accroître leurs production et croulés sous les charges. Malgré le redressement des cours du porc charcutier depuis la fin de l’année 2010, la hausse du prix des matières premières semble perdurer en ce début d’année, et pèse de plus en plus sur les coûts de production et le revenu des producteurs. Cette conjoncture associée à un bilan 2010 peu reluisant pour la filière française (cf. encadré), n’est pas de bon augure pour le moral des éleveurs français. Un tiers d’entre eux seraient en cessation de paiement dans quelques mois.
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Bilan 2010 de la filière porcine française
Les exportations françaises ont augmenté vers les pays du tiers, mais ont subi un recul sur le plan communautaire. Alors que de son coté, l’importation de viande européenne a nettement progressé. En conséquence, le solde commercial extérieur qui est déficitaire, s’est creusé pour passer de 109 millions d’euros en 2009 à 120 millions d’euros en 2010 (mais selon une étude d’Agreste, le solde du commerce extérieur est juste à l’équilibre). L’année 2010 n’a également pas permis d’enrayer le déclin de la consommation de viande de porc par les ménages (hors charcuterie).
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