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 Selon John Clancy, il est exagéré de suggérer qu'un accord de libre-échange détruirait l'industrie européenne du boeuf. (© Terre-net Média)
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A quelques jours d'un nouveau cycle de négociations à Bruxelles avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay, le Venezuela en phase d'adhésion), certains éleveurs européens redoutent les conséquences d'un tel accord sur les ventes de boeuf, un des produits phares du Mercosur. «
Il est exagéré de suggérer qu'un accord de libre-échange détruirait l'industrie européenne du boeuf », a estimé John Clancy, porte-parole en charge du commerce.
« Une réciprocité stricte des règles »
Reconnaissant que certaines des normes environnementales et de bien être animal étaient plus élevés dans l'UE que dans le Mercosur, John Clancy a plaidé pour qu' « au lieu d'interdire entièrement les importations en provenance de régions dotées de normes différentes, nous devrions augmenter l'information des consommateurs sur ces différences ». « La politique agricole commune européenne est là pour soutenir les agriculteurs européens et couvrir les coûts plus élevés auxquels ils font face, qui sont aussi dûs au niveau élevé des normes », a-t-il ajouté.
Relancées en mai 2010, les négociations avec le Mercosur reprennent du 14 au 18 mars à Bruxelles. Des offres commerciales ne seront pas encore faites à ce stade, selon une source proche de la Commission. Un nouveau cycle est prévu du 2 au 6 mai à Asuncion au Paraguay. Récemment le ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire avait averti que Paris serait vigilant pour que les agriculteurs des deux blocs soient soumis « strictement » aux mêmes règles. « Si on veut un accord commercial équitable entre l'UE et le Mercosur, il ne peut pas se faire sur le dos des agriculteurs européens, il doit se faire sur la base d'une réciprocité stricte des règles qui s'appliquent aux uns et aux autres », avait souligné le ministre français.
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