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 Mardi dernier, était organisé, au Salon de l'agriculture, le concours du "Meilleur ouvrier de France" fromager.(© Terre-net Média)
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Ces huit hommes et une femme ont planché près d'une heure sur les "coupes et mises en valeur" des
fromages, où ils étaient jugés sur leur créativité comme sur la maîtrise de leurs gestes.
Mais le gros morceau était la réalisation du "chef-d'oeuvre" : trois heures pour illustrer, sur le support de leur choix, le thème "paysages fromagers d'ici et d'ailleurs".
Pour cette épreuve, les candidats doivent affiner aux trois-quarts un minimum de 50 fromages, pour tenir compte des effets du voyage mais aussi de la température ambiante, bien plus élevée qu'en boutique, ont-ils expliqué à l'Afp.
« Il y a le timing à respecter »
Pierre Gay, fromager à Annecy, a choisi pour thème un tour du monde en 80 fromages, avec un plateau de 3 mètres de haut évoquant une fusée à trois étages, des écrans numériques tout autour pour montrer les paysages d'où proviennent ces fromages, qu'il a fait venir des quatre coins de la planète. L'affineur Dominique Bouchait, 45 ans, qui fait une quarantaine de marchés par semaine en Haute-Garonne, a passé les dernières semaines à s'entraîner : « Il y a le timing à respecter, mais aussi je ne voulais pas apparaître trop stressé. Il faut réaliser des coupes sur lesquelles on ne revient pas et répéter ces gestes » pour travailler vite et bien, a expliqué à l'Afp cet ancien champion de France de lutte.
L'Alsacienne Christelle Lohro, 39 ans, a beaucoup voyagé pour préparer le concours et se réjouit d'avoir autant appris en 18 mois de préparation. « Ce serait le plus beau des cadeaux si je pouvais sortir en bleu-blanc-rouge », dit cette mère de quatre filles, évoquant le col tricolore que portent fièrement les "Mof". Les deux dernières épreuves auront lieu le 16 mai à Clermont-Ferrand : identification des fromages par dégustation et grand oral. Le concours est organisé tous les trois ou quatre ans.
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