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 « Les paysans ont besoin de comprendre la politique conduite par le gouvernement. Ils ont besoin de savoir où vous comptez les emmener », écrit le syndicat de Bagnolet à Bruno Le Maire. (© Terre-net Média)
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Le Salon de l’agriculture ne semble pas, pour la Confédération paysanne (CP), une occasion de faire la fête tant le nombre de problèmes en suspens reste important selon le syndicat.
A la veille de son ouverture à Paris, la Confédération paysanne a écrit au ministre de l’Agriculture pour soulever un certain nombre de problèmes. « Les paysans ont besoin de comprendre la politique conduite par le gouvernement. Ils ont besoin de savoir où vous comptez les emmener », écrit le syndicat de Bagnolet à Bruno Le Maire.
La CP conteste dans sa lettre l’orientation de la politique du ministre de l’Agriculture à savoir « la recherche de la "compétitivité" de la " Ferme France" au seul bénéfice du "produire toujours plus" qui devient insupportable. Cette notion renvoie les paysans à leur propre impossibilité de faire face. Vous les rendez responsables de leur propre "non-compétitivité" ».
Cinq questions soulevées
La CP accuse par ailleurs le gouvernement de tenir « un discours accusatoire vis-à-vis des paysans, comme si les politiques, mises en oeuvre ces dernières années, n’avaient aucun impact sur leur situation actuelle.» Le syndicat de Bagnolet soulève dans son courrier cinq questions, même s'il se dit reconnaissant à l’égard du ministre : il le félicite pour ses prises de position en faveur du pluralisme, même si aucune solution concrète n’a été apportée.
Par exemple, dans la politique conduite, « quelle sera la place pour les collectivités territoriales dont la nature, l'organisation, les prérogatives et le fonctionnement sont en passe d'être profondément réformés ». Cette question fait suite à « la nouvelle organisation qu’induira l’application de la réforme des collectivités territoriales qui semble orienter la gestion administrative dans un sens plus régionalisé ». Les autres questions renvoient à la mise en œuvre de la loi de modernisation de l’agriculture et à la mise en place de ses outils (observatoire des marges et des prix), ainsi que sur leur conformité par rapport au droit européen.
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