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 Forte dépendance de l'Union des importations en Viande bovine: le scénario catastrophe ne se véréfie pas. (© Terre-net Média)
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En 2011, l’Institut de l’élevage prévoit dans ses prévisions de janvier un repli de la production européenne mais une nouvelle hausse, légère, de 1 % en France, portée par le troupeau de
vaches allaitantes. Estimée à 1,594 million de tonnes équivalent carcasse (Téc), elle serait portée aussi bien par les femelles que par les taurillons, ce qui contribuerait à une nouvelle réduction du
déficit commercial en viande.
Moins de génisses et de vaches laitières de réforme seraient en fait abattues. Davantage de taurillons seraient produits (+2 %), avec plus de sorties au second semestre qu’au premier.
Les animaux issus de troupeaux allaitants seraient plus nombreux ! Une décapitalisation des vaches allaitantes est à prévoir.
Enfin, les faibles prix des veaux de 8 jours ont conduit sur 2008/2009 les producteurs à élever davantage de bœufs ces dernières années. Mais moins d’animaux seraient abattus en 2011 (recul de 2 %).
Un taux de couverture de 95 %.
Toujours cette année, les veaux de 8 jours ne devraient pas connaître d’embellie. Les importations seraient plutôt faibles sinon, l’institut ne dispose d’aucune indication sur les mises en place tout au long de l’année. En fait, les veaux de boucherie pourraient pâtir de la forte augmentation du coût de l’aliment et conduire les éleveurs à renoncer à les engraisser.
Les exportations d’animaux vivants devraient croître de 7 % et atteindre 36.000 Téc. Les exportations de carcasses augmenteraient de 1 % pour atteindre 280 mille tonnes tandis que les importations baisseraient de 1 %. Le taux de couverture resterait de 95 %.
En Europe, la cherté des céréales devrait conduire à une baisse des volumes des abattages de 1 % en 2011 avec des animaux moins gros.
La production de viande bovine 8,048 millions de Téc devrait reculer de 1 % en 2011 après une hausse de 2%. Les exportations passeraient de 205 mille tonnes équivalent carcasse à 175 mille Téc (elles avaient alors pratiquement doublé). Les importations croitraient de 7 %. Le taux de couverture repasserait à 98% (-1%).
Le taux de couverture est passé de 97 % à 99 %
Comme nous l’avions mentionné ci-dessus, la production française de viande bovine s’est redressée en 2010 sans retrouver pour autant ses niveaux de 1999. L’effectif produit a augmenté de 3 %, soit 106.000 bêtes de plus, pour atteindre 3,71 millions de têtes. La production de veaux de boucherie est en revanche restée stable (207 mille tonnes) à niveau inférieur de 17 points à 1999 (-22 points en effectif).
Selon l’institut de l’élevage, la viande bovine d’origine France a retrouvé de la compétitivité (sur le dos, ceci dit, du revenu des éleveurs). Il est vrai que les prix étaient bien moroses au début 2010.
A l’export, l'Union a par ailleurs profité, l'an passé, de la réévaluation des monnaies des pays traditionnellement exportateurs (Amérique du sud), les cours ne suivant pas en Europe la hausse mondiale. Les exportations européennes de viande bovine ont progressé de 75 %, celles d’animaux vifs ont même plus que doublé. Les exportations vers la Russie ont bondi d’un tiers. Le solde commercial pour 2010 est à peine déficitaire. Le taux de couverture (production/consommation) est passé de -3 % à -1 % entre 2009 et 2010.
La production de l'UE de viande bovine a progressé de 2 % en 2010 et atteint 8,12 millions de Téc. Les prix supérieurs à la moyenne des 5 dernières années n’ont pas non plus connu les hausses survenues chez les grands producteurs mondiaux.
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