 La tribune de du congrès de l'Opg. (© DR) |
Les
céréaliers de l’Organisation des producteurs de grains (Opg), section spécialisée de la CR, sont à la fois optimistes et méfiants. Optimistes par rapport aux prix actuels des céréales,
« ça vaut le coup d’avoir de bonnes récoltes », a reconnu Nicolas Jaquet, président de l’Opg même si les prix ne sont pas équivalents à parité de pouvoir d’achat à ceux de 1980, selon l’Opg.
Mais aussi
« méfiants », car selon eux, on veut leur
« reprendre la valeur ajoutée ».
« L’argent des agriculteurs n’a pas à être utilisé par des intermédiaires », explique Nicolas Jaquet. L’Opg considère ainsi que les contrats interfilières apportent une mauvaise réponse au problème des éleveurs. Avec l’appui de la Fnsea qui « s’insquiète que les prix soient trop élevés, ces contrats conduiront forcément à faire baisser les prix des céréales. Sont visés, en particulier, ceux des volumes contractualisés ». « Quant aux crises de l’élevage, ce n’est pas aux privés de gérer les déficiences du marché. Elles traduisent avant tout un réel retour un une vraie politique agricole ».
Au niveau fiscal, la multitude de taxes et de redevances en vigueur sont autant de mesures confiscatoires. Pour n’en citer que quelques unes : la redevance irrigation ou la taxe aux importations de 12 € menacée de suppression. Et comme la Tva sociale, revendiquée au comité de suivi des grandes cultures, n’a pas été instaurée, les prélèvements sociaux restent calculés sur le revenu.
Utiliser les prix des céréaliers
Les autres menaces de la baisse des revenus des céréaliers et des prix sont les marchés agricoles dérégulés et leur financiarisation. «Les artisans de la décroissance sont les ultralibéraux tant leurs propos sont stupides », a déclaré Nicolas Jaquet lors de son discours de clôture. Il n’existe selon eux aucun filet de sécurité pour limiter tout recul des prix. La volatilité des prix démotive de nombreux agriculteurs à produire plus, selon l’Opg, compte tenu des risques encourus. Au sein de l’Union, l’Opg, partisane « du produire plus » fait remarquer de l’Europe n’est pas excédentaire de 20 millions de tonnes de blé mais déficitaire de 30 millions de grains en raison de ses importations massives de protéines végétales.
« La superficialité de la communication "La Pac à l’horizon de 2020" et l’autorisation crainte de pouvoir implanter des Ogm » sont à moyen terme d’autres sources d’inquiétudes. Les céréaliers de l’Opg veulent qu’on les laisse produire pour tirer profit des prix des céréales auxquels celles-ci sont vendues.
Des prix élevés en ce mois de janvier, dont ils ne se satisfont pas pleinement. Les 260 euros la tonne de blé du 25 janvier dernier ne sont pas les 400 euros revendiqués et encore moins les 700 euros en équivalent pouvoir d’achat !
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