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 Selon Jean-Michel Serres, la crise que traverse actuellement la filière est déjà fatale à 15 % des élevages porcins français. (© Terre-net Média)
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Rassemblés sur l'esplanade des Invalides, certains brandissaient des pancartes « Travailler plus pour perdre moins » ou « 1,30 euro le kg à l'éleveur, 6,50 kg au consommateur ». Nombre d'entre eux portaient des tee-shirts floqués des slogans « consommateurs trompés » et « éleveurs volés ».
« Les producteurs de porcs sont venus dire leur désespoir car depuis l'été dernier, nous nous enfonçons dans une crise sans précédent qui est déjà fatale pour près de 15 % d'entre nous », a expliqué à la presse le président de la Fédération nationale porcine Jean-Michel Serres. « Le coût pour nourrir les animaux a augmenté de 50 % », a-t-il souligné en invoquant l'augmentation des coûts de production due à la « flambée du prix des céréales ».
Les éleveurs de porcs réclament ainsi au gouvernement « une activation des outils de gestion de marché ». « Une exploitation moyenne en Bretagne de 200 truies, elle perd 10.000 euros par mois », a déclaré à l'Afp un responsable de la Frsea Bretagne, François Valy. « Aujourd'hui, le cours du porc est à 1,15 euro de base. Il
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Réaction de la Fnp et de la Fnsea
« Les éleveurs ne s’arrêteront pas là ! Ils attendent des actes et envisageront d’autres actions pour maintenir la pression et faire aboutir leurs revendications. » «Cette mobilisation exceptionnelle reflète l’ampleur du désespoir chez les producteurs. « Leurs charges sont en hausse constante et seul le maillon de l’élevage n’arrive pas à répercuter ces augmentations. Les éleveurs de porcs ont besoin que leurs partenaires de la filière reconnaissent leur travail, mettent en avant leurs produits et les rémunèrent en conséquence. » (F.H.)
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faudrait qu'il soit à 1,50 euro de base par rapport au prix de l'aliment que l'on paie », a-t-il expliqué, soulignant que «
la tonne de blé qui valait cent euros l'année dernière, aujourd'hui est à 200-220 euros la tonne ». «
Cette situation est scandaleuse car la grande distribution a largement assez de marge pour répercuter le supplément de charge », a estimé pour sa part M. Serres.
« Une exploitation moyenne en Bretagne
de 200 truies, elle perd 10.000 euros par mois »
La filière porcine française, confrontée depuis de nombreux mois à des prix bas et à une hausse du prix des aliments pour animaux, craint aujourd'hui d'être encore plus déstabilisée en raison du scandale à la dioxine en Allemagne qui a entraîné une nouvelle baisse du cours du porc outre-Rhin. Dans ce contexte, les producteurs exigent « l'application immédiate » de l'accord interprofessionnel signé le 15 décembre « compte tenu de la situation sanitaire dans certains pays » afin de sauvegarder « la crédibilité de la filière française dans son ensemble ».
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avait appelé la semaine passée distributeurs et industriels à respecter leur engagement d'indiquer la provenance de la viande de porc.
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