|
 Philippe Collin pense que toutes les conditions sont réunies pour que les agriculteurs soient livrés à eux-mêmes. (© Terre-net Média)
|
« Rien n’est prêt ! ». S’appuyant entre autres sur une réaction de la Dgccrf, la
Confédération paysanne a demandé à Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de reporter l’entrée en application des décrets du 30 décembre dernier portant sur la
contractualisation dans les secteurs du lait et des fruits et légumes.
Philippe Collin, porte parole, et André Bouchu, secrétaire national, font remarquer que toutes les conditions sont réunies pour que les agriculteurs soient livrés à eux-mêmes pour signer les contrats proposés par les collecteurs. Le décret sur les organisations professionnelles n’est pas paru et le paquet législatif proposé par la commission européenne sur la filière lait ne pourra entrer en application que dans un an.
Ne pas signer les contrats tant que les OP ne sont pas créées
Dans un proche avenir, il paraît important de redéfinir le périmètre des interprofessions afin qu’elles intègrent les consommateurs et qu’elles soient pluralistes au risque de les faire sinon exploser.
Cvo lait : recours auprès du Conseil d’Etat
Philippe Collin a annoncé que la CP avait déposé un recours au Conseil d’Etat pour contester l’extension de la perception de la Cvo « lait ». Un arrêté du 29 décembre reconduit l’homologation du dispositif de cotisation volontaire obligatoire (Cvo) applicable aux producteurs de lait. Elle fixe à 1,22 euro/1000 l la cotisation pour les éleveurs et à 0,442 euro celle pour les transformateurs. Affirmant ne pas avoir été consultée sur cette décision, la Confédération paysanne est furieuse. (Pour en savoir plus, lire l'encadré, 3ème lien) |
La CP tient à ce que les interprofessions restent un lieu de discussion et de négociation rassemblant l’ensemble des acteurs de la production laitière. Les organisations de producteurs ayant davantage des fonctions de terrain. Dans le cadre actuel, la contractualisation conduit à l’intégration verticale selon la CP, les seules OP (organisations professionnelles)existantes, émanant des industriels.
Aux producteurs, la CP leur demande de ne pas signer les contrats soumis tant que les OP ne sont pas créées. Sinon, de les faire expertiser.
La CP maintient que les contrats ne remplaceront pas le cadre politique de production et de gestion de la production de lait par les volumes auquel le syndicat tient.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Prix du lait : des perspectives « incertaines », mais « très probablement orientées à la baisse »