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 L'Union européenne importera massivement des carcasses de viande bovine d'ici 2020 (© Terre-net Média)
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L’Union européenne aurait-elle décidé de sacrifier sa «
filière viande » ? Un rapport de la commission européenne « Perspectives pour les marchés et revenus agricoles 2009-2020 » dresse un panorama des différentes filières agricoles. Trop faible, l’augmentation des productions de viande de 4 % d’ici 2020 induirait une nouvelle détérioration des échanges commerciaux de l'Union avec les pays tiers: hausse de 14 % des
importations de viandes et recul de 23 % des exportations. L’Union européenne serait importatrice nette de viande mais resterait excédentaire avec solde positif de 200.000 tonnes en viandes aviaires.
Avec une augmentation attendue de la production d’ici 2020 de +0,3 % par an, l’Union européenne produirait 44,4 millions de tonnes. Mais les productions de viandes bovines et ovines baisseraient de 7 % et celle de viandes caprines chuterait 11%. La croissance de la production de viandes serait assurée en Europe par les filières porcine et aviaire (+7 % chacune).
Malgré un taux de change défavorable (et estimé à 1,47 €/$ dans le rapport d'ici 2020), l’Union européenne parviendrait à rester compétitive pour les productions de viandes blanches mais des coûts de production élevés limiteraient la croissance de ce secteur.
Une consommation estimée à 85,4 Kg
Selon la commission européenne, l’évolution différentielle des productions de viandes répondraient aux attentes des consommateurs. Les viandes de volailles et de porc seraient davantage consommées (+ 5 % pour le porc et + 6 % pour la volaille). Les européens mangeraient ainsi 68 kg de viande blanche par an sur un total de 85,4 kg. La viande bovine porterait sur 15,4 kg/an et par habitant (seulement 2kg pour la viande ovine et caprine, très régionalisée).
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