Jeudi 25 novembre, Nicolas Sarkozy a cette fois-ci choisi l’Allier pour rencontrer les éleveurs de bovins et l’ensemble des acteurs d’un monde rural en pleine interrogation sur son avenir.
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Sur 190 ha, elles élèvent un troupeau de 140 vaches allaitantes de race charolaise et sa suite. Une cinquantaine d’animaux par an sont vendus comme reproducteurs.
A Mayet-de-Montagne, la table ronde, à laquelle étaient invités les élus locaux et les responsables professionnels du canton et du département, était axée sur les niveaux de prix des carcasses de bovins viande, auxquels les éleveurs vendent leurs animaux.
L'observatoire des marges et des prix, la mesure la plus pertinente pour l’agriculture
« Des cours inchangés depuis 12 ans alors que la marge des distributeurs a augmenté de 2 euros. Cette évolution de la répartition est inacceptable et justifie, une fois de plus, de se doter d’un observatoire des marges et des prix performant. Celui-ci constituera la mesure la plus utile et la plus pertinente pour l’agriculture », a assuré le président de la République.« Si la grande distribution ne réduit pas ses marges, nous sommes prêts à créer une taxe », a ajouté Nicolas Sarkozy, revenant sur la loi de modernisation de l’agriculture. A propos de l’accord du 10 novembre sur les prix de carcasses, le président a enfin confirmé qu’il ne se contentera pas de la maigre hausse obtenue. Il compte sur l’action de son ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, pour tout mettre en œuvre afin de l’amplifier et, ainsi, de valoriser la qualité du travail des éleveurs, refusant que les cours soient indexés sur ceux des vaches de réforme.
Relancer l'engraissement
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Durant la table ronde, le président a par ailleurs rappelé les annonces faites par Bruno le Maire au Space en septembre dernier (Ndlr : 300 millions d’euros pour réorganiser les filières viande par exemple). Autre annonce de portée nationale : la relance de l’engraissement.
Pour commencer, le plan portera sur 100.000 bovins comme Bruno Le Maire l'avait annoncé au Space en septembre dernier. Et si cette production permet de maintenir de la valeur ajoutée dans les exploitations, l'expérience pourrait être poursuivie et étendue.
Le gouvernement financerait, par ailleurs, des campagnes de communication pour relancer la consommation de viande de qualité. Il mènerait aussi des actions pour lever les barrières sanitaires imposées par certains pays importateurs (Russie en tête) et assimilées à des mesures protectionnistes.
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Les éleveurs n'ont pas attendu les annonces du président de la République pour promouvoir la viande des animaux qu'ils produisent. Pour en savoir plus, cliquez ici A lire aussi : En visite dans l’Allier - Nicolas Sarkozy envisage la création d’une organisation internationale de l’agriculture |


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