 Les éleveurs demandent également l'abrogation du logo « élaboré et transformé en France ». (© Terre-net Média) |
« Les producteurs se sont rassemblés sur le site d'Ergué-Gabéric près de Quimper et à Landivisiau, dans la nuit de dimanche à lundi, et y sont restés toute la journée », a précisé Emile Riou, président de la section porc de la Fdsea (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Finistère.
A Ergué-Gabéric, les éleveurs ont bloqué notamment un camion de volailles polonaises et un autre de porc allemand, selon M. Riou. Outre l'appellation d'origine française sur les viandes, les producteurs de porc réclament également l'abrogation du logo « élaboré et transformé en France », jugé « trompeur » pour le consommateur, a ajouté Emile Riou. « Il sous-entend que la viande est française alors qu'il n'y a pas de viande française » dans le produit mis en vente, selon la même source.
Fédération nationale porcine
L'opération coup de poing d'Ergué-Gabéric n'est que le début d'une semaine d'actions. « Les producteurs ont décidé de porter un coup de semonce et de durcir l’action syndicale débutée en septembre. » Ces opérations sont un préalable à la réunion, la semaine prochaine, au sein de l’interprofession porcine, pour discuter de la notion d’origine des produits.
Cette mention est essentielle, selon la Fnp, pour obtenir une revalorisation du prix payé aux éleveurs. La Fnp et la Fnsea en « appellent aux opérateurs qui restent, pour le moment, opposés à la mention d’origine afin qu’un consensus soit trouvé à cette occasion ». « Les éleveurs demandent un accord entre les différents maillons de la filière et veilleront à ce que l’effort consenti puisse être soutenu par l’ensemble de l’aval. » La confédération paysanne prévoit aussi de passer à l'action prochainement. (FH)
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