 Depuis début 2010, la hausse des prix des matières premières a entraîné une augmentation de 30 % du coût de l'alimentation animale. (© Terre-net Média) |
« L'augmentation des prix de l'alimentation animale comme celle des autres charges de production (...) ne peut pas être supportée par les producteurs et les entreprises d'abattage », explique la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (Frsea) pour justifier sa menace de « stickage ».
Les producteurs de volaille demandent « la stricte répercussion des hausses des coûts de production et non une augmentation de leurs marges », poursuit-elle. Depuis le début de l'année, le prix du blé a augmenté de 66 %, celui du maïs de 61 % et celui du soja de 7 %, entraînant une hausse de 30 % du coût de l'alimentation animale, composée de ces ingrédients. Ce poste représente entre 50 % et 65 % des coûts de production d'un poulet.
La fédération demande à la grande distribution « d'établir un véritable dialogue en jouant la transparence et de trouver des solutions aux évolutions erratiques et spectaculaires des marchés agricoles ». « Des actions de " stickages " dans la grande distribution seront organisées dans les jours qui viennent », prévient la Frsea. En dix ans, la production de volailles a reculé de 20 % tandis que la production mondiale augmentait de plus de 30 %. La volaille française a perdu d'importantes parts de marché en Grande-Bretagne et en Allemagne.
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