 Au terme d'une bataille de trois ans, la Suisse a obtenu, en août, d'être la seule à pouvoir utiliser l'appellation Gruyère Aoc. (© Terre-net Média)L' |
« L'enjeu c'est de pouvoir conserver le nom Gruyère », a affirmé le directeur du Syndicat interprofessionnel du Gruyère (Sig), Bernard Cassard, lors d'une conférence de presse.
Au terme d'une bataille de trois ans, la Suisse a obtenu, en août, d'être la seule à pouvoir utiliser l'appellation Gruyère Aoc (appellation d'origine contrôlée) dans l'Union européenne, la France ne conservant ce droit que pour son seul territoire.
Paris demande désormais, à la Commission européenne, de pouvoir utiliser le nom « Gruyère » dans l'UE, mais sous la norme moins connue d'Igp (indication géographique protégée).
Depuis le 4 novembre, une procédure est ouverte au terme de laquelle, d'ici 12 à 15 mois, Bruxelles devrait dire si la France peut conserver le nom « gruyère » ou non. « Si on a l'Igp, le mot 'Gruyère' sera reconnu et il n'y aura pas d'autre pays (Ndlr, hormis la Suisse) qui pourra l'utiliser », a souligné Anne-Laure Bompas, vice-présidente du syndicat interprofessionnel.
« La France et la Suisse se battent ensemble »
Niant une guerre avec la Suisse, M. Cassard assure que « la France et la Suisse se battent ensemble », pour protéger le nom Gruyère au niveau international. Mais « la filière française est inquiète sur l'issue » de la procédure, a souligné le président du Sig Gabriel Moureaux car rien n'est acquis. « On s'attend à des oppositions de certains pays fabricants », a affirmé M. Cassard, citant la Nouvelle-Zélande et l'Australie, qui défendent l'idée d'un gruyère générique pouvant être produit partout. D'autant que selon le Sig, ils pourraient obtenir le soutien de pays européens comme l'Allemagne.
Le gruyère suisse est fabriqué dans une bourgade du même nom, près de Fribourg, le français dans plusieurs régions proches de la frontière helvétique. La France produit 2.000 tonnes de gruyère ayant le label Aoc français, une production minime par rapport au camembert (110.000 tonnes) ou à l'emmental, avec lequel on le confond souvent (340.000 tonnes). Les Suisses fabriquent eux quelque 29.000 tonnes de gruyère, l'un de leurs fromages phare et en exporte 13.000 tonnes dont 7.200 vers l'Union européenne.
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