Environ 80 éleveurs accompagnés d'une dizaine de tracteurs bloquaient en fin de matinée les accès à l'abattoir où ils étaient arrivés dimanche soir, a expliqué à l'AFP Nicolas Maurel, représentant des Jeunes agriculteurs du Tarn. Une tente a été installée et si les éleveurs ont laissé entrer les employés de l'abattoir, "aucun morceau de viande n'en sortira", a-t-il dit, joint par téléphone. La police a confirmé la poursuite du blocage. Les éleveurs sont "très calmes", a-t-elle ajouté.
L'opération est menée par les Fédérations régionales des syndicats d'exploitants agricoles (Frsea), les Jeunes agriculteurs et les Fédérations régionales bovines des régions Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon et d'Aquitaine. Les éleveurs des différents départements entendent se relayer sur l'opération pour "durer le temps qu'il faudra", ont dit les organisateurs.
Le blocage entre dans le cadre d'un mouvement national qui touche neuf des plus importants abattoirs du groupe d'abattage et de transformation de viande Bigard. Les éleveurs demandent une hausse de 0,60 EUR par kg de viande. "Le kilo de vache de réforme laitière se vend 2,30 à 2,35 EUR le kg alors que le zébu du Brésil, un animal de qualité inférieure, part pour 2,80 EUR/kg", a expliqué M. Maurel. Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a annoncé qu'il réunirait mardi les acteurs de la filière viande.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026