 Depuis 1998, Carrefour a mis en place une fillière d'alimentation animale sans Ogm, qui regroupe 3.000 éleveurs. (© Terre-net Média) |
Le nouveau logo, vert et rond, « nourri sans Ogm », fera son apparition demain sur quelque 300 produits (veau, oeufs, ...).
« Les consommateurs ignorent si le bétail est nourri avec des aliments génétiquement modifiés ou non, alors que 96 % d'entre eux souhaitent ces informations », explique James McCann dans un entretien au Jdd paru samedi.
Des produits un peu plus chers
En effet, « faute de décret sur l'étiquetage, la réglementation empêche aujourd'hui de les informer correctement », ajoute-t-il. L'enseigne anticipe ainsi la promulgation d'un décret sur l'étiquetage des produits non modifiés génétiquement, en cours d'examen par le Haut conseil des biotechnologies.
En contrepartie de la traçabilité mise en place pour éviter toute contamination, les produits seront un peu plus chers, même si Carrefour « a choisi d'absorber l'essentiel du surcoût ». « Les producteurs vendent la viande garantie sans Ogm en moyenne 8 % plus cher mais l'impact sur le prix de vente sera de 2 % » environ, détaille le distributeur.
Le groupe rappelle qu'il a développé en 1998, « par principe de précaution », une filière d'alimentation animale sans Ogm, qui regroupe 3.000 producteurs, éleveurs et industriels de l'agroalimentaire. Les produits étiquetés sont garantis sans Ogm à 99,1 %, « ce qui correspond au seuil communément admis », selon M. McCann. « Carrefour voudrait étendre la démarche aux produits laitiers », ajoute-t-il.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026