 Un foyer detecté cette année. (© Terre-net Média) |
Grâce aux vastes campagnes de vaccination menées en 2010 et 2009, la situation épidémiologique de la Fco (sérotypes 1 et 8)
"a pu être maîtrisée" et seul un foyer de Fco a été détecté cette année contre 32.000 en 2008 et 83 en 2009, a précisé le ministère. Les autorités ont décidé de laisser le choix aux éleveurs de vacciner ou non leur bétail. Les agriculteurs ne seront plus obligés de passer par un vétérinaire, comme c'était encore le cas. Cette mesure prendra effet à compter du 2 novembre. Elle ne concerne pas les animaux destinés à l'exportation. Pour obtenir une certification officielle, la vaccination devra être impérativement être réalisée par un vétérinaire.
La France exporte 1,5 million d'animaux ovins et bovins vers l'Italie et l'Espagne. Pour le ministère de l'Agriculture, maintenir "un haut niveau de protection sanitaire demeure essentiel". Un guide pratique intitulé "vacciner mon troupeau, c'est protéger mes animaux" va être diffusé auprès des éleveurs. Il est aussi disponible sur le site du ministère (www.agriculture.gouv.fr).
La vaccination des troupeaux (ovins, bovins et caprins) a été rendue obligatoire en octobre 2008 à la suite de l'apparition en France, à partir de l'automne 2006, de la maladie transmise par les culicoïdes, une espèce de moucherons piqueurs. La Fco est une infection virale non transmissible à l'homme qui n'affecte que les ruminants mais retarde leur commercialisation en empêchant l'exportation des bêtes jusqu'à 3 mois après leur vaccination. Ces campagnes massives de vaccination avaient été critiquées par des organisations comme la Confédération paysanne dont des adhérents ont fait l'objet de poursuites pour avoir refusé la vaccination, l'estimant inutile et potentiellement nocive pour l'animal.
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