 André Bouchut, secrétaire national de la CP, affaibli après 19 jours de grève de la faim, conduit par les sapeurs pompiers de Paris à l'hôpital. (© DR Confédération paysanne) |
Une réunion se tiendra lundi sous l'égide du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, pour lancer les négociations entre tous les syndicats agricoles sur les grands dossiers du secteur laitier, a-t-on appris de sources concordantes.
Une « sortie digne » des militants était la condition pour la tenue de cette réunion, avait-on indiqué au ministère.
Dans une ambiance bon enfant, les forces de l'ordre en civil ont fait tout d'abord intervenir des médecins pompiers, qui ont décidé d'hospitaliser les trois grévistes de la faim pour examen.
Le mouvement sera poursuivi au moins jusqu'à lundi
Les grévistes, qui avaient commencé leur mouvement le 27 septembre, ont décidé de le poursuivre au moins jusqu'à la réunion de lundi, a annoncé le porte-parole de la Confédération, Philippe Collin.
Le syndicat a, depuis plusieurs semaines, posé une date butoir pour son intégration dans l'inteprofession, afin de faire appliquer « la démocratie » en agriculture : au plus tard au 1er semestre 2011. Les changements pourraient intervenir après le départ de Jean-Michel Lemétayer, actuel patron de la Fnsea, et dont le mandat arrive à échéance au printemps prochain, a-t-on indiqué à la Confédération.
Après le départ des grévistes de la faim, les militants sont partis de leur propre chef en entonnant « on est chez nous, on reviendra si jamais ils ne cèdent pas. Fnsea fais gaffe à toi, car c'est la fin de ton diktat ».
Un point sur les négociations au printemps
La Confédération réclame son intégration à l'interprofession, qui décide des grandes lignes de la politique laitière en France. Seule la Fédération nationale des producteurs laitiers (Fnpl), branche spécialisée de la Fnsea, syndicat majoritaire agricole, représente les éleveurs laitiers dans cet organisme qui regroupe également les coopératives et les industries privées.
Le ministre souhaite donner une « impulsion » à ces négociations qui auront lieu « physiquement » à la Maison du lait, mais auxquelles « l'Etat ne participera pas », a-t-on souligné dans l'entourage du ministre. Un point sur les négociations est attendu « pour le début du printemps », a-t-on ajouté de même source. Ces discussions doivent permettre « d'instaurer la confiance », l'objectif étant d'ouvrir toutes les interprofessions à l'ensemble des syndicats. Le 6 octobre, le Tribunal de grande instance de Paris, saisi par les locataires et le propriétaire de la Maison du lait, avait demandé, dans son ordonnance de référé, aux occupants de « quitter l'ensemble des locaux (...) au plus tard à l'expiration d'un délai de 38 heures ».
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