 Des producteurs de porcs inquiets pour leur avenir. (© Terre-net Média) |
"La situation des producteurs de porcs est insoutenable, inacceptable (...) Il est indigne de la part des pouvoirs publics et des entreprises françaises de laisser faire, voire de cautionner cette crise", écrit la Frsea dans un communiqué.
"Les producteurs sont endettés à plus de 80% et la hausse actuelle des matières premières et de l'aliment va sonner le glas pour une grande partie d'entre eux", dénonce le syndicat, en stigmatisant
"le marché libéral, basé uniquement sur l'offre et la demande". "Il est impératif que l'évolution du coût de production soit intégrée dans le calcul du prix payé à l'éleveur car la volatilité du prix des matières premières et des cours du porc risque d'être durable", souligne le syndicat. Il exige une "
expertise pour trouver une alternative au seul marché, dans laquelle l'éleveur pourra intégrer son coût de production et donc obtenir une meilleure rémunération".
Lors de la cotation de jeudi, le porc a enregistré une baisse de 0,9 centime le kilo au marché au cadran de Plérin (Côtes d'Armor) qui sert de référence nationale. "Le cours approche du seuil critique de 1,20 euro, critique par rapport aux conséquences de la flambée de coûts de production", commente un analyste du marché sur le site internet du marché du porc breton (MPB). "L'enjeu du Vpf (viande porcine française) est crucial pour la production", estime-t-il. Ces dernières semaines, les producteurs ont mené de nombreuses opérations de contrôle de l'origine des viandes utilisées dans les salaisonneries, réclamant que ces viandes soient d'origine française, avec la mention "Vpf", et non importées.
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