Hier, mercredi 18 août 2010, le Cniel a acté une hausse de 10 % du prix du lait pour l’année 2010 et a défini un nouvel « indicateur de compétitivité ».
L’interprofession laitière s’est donc mise d’accord, hier mercredi 18 août 2010, après 5 heures de négociations, sur une hausse du prix du lait de 10 % pour l’année 2010. Basé sur les formules de l’accord du 3 juin 2009, le prix moyen pour la campagne laitière est donc porté à 301 € la tonne de lait, soit une augmentation de 31 € par tonne par rapport à 2009. En fonction du mix produit du transformateur, l’écart de prix observé entre les trois formules F1, F2 et F3 (F1, pour une entreprise dont 20 % du débouché est constitué de produits industriels, F2 30 % et F3 40 %) sera de 6 € maximum, précise Thierry Roquefeuil, Secrétaire national de la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl).
![]() Retrouvez l'interview de Thierry Roquefeuil, Secrétaire national de la Fnpl, à la sortie de la réunion interprofessionnelle : "Une victoire" (© Terre-net Web TV) |
Le prix du lait français ne pourra pas décrocher de plus de 8 € du prix allemand
En contrepartie, la Fnpl a accepté qu’un « indicateur de compétitivité » soit mis en place pour limiter les écarts de prix avec l’Allemagne. Pour la campagne 2011, la fixation du prix du lait sera soumise à l’observation des prix allemand. Le Cniel a fixé un intervalle de prix du lait payé aux producteurs à ne pas dépasser entre la France et l’Allemagne. Sur l’année il est fixé à 8 € par tonne de lait. Mensuellement, l’écart de prix ne devra pas être supérieur ou inférieur à 10 € la tonne. Des ajustements semestriels seront mis en place pour ajuster au mieux le prix du lait en fonction de ce nouvel indicateur. Même si le prix du lait français ne pourra pas décrocher de plus de 8 € du prix allemand, la Fnpl estime que les prix ne devraient pas être tirés vers le bas, et l’effet « saisonnalité » du prix, propre à la France, devrait être conservé.
« Il nous reste beaucoup de travail »
Désormais la Fnpl rappelle que la compétitivité des exploitations françaises est aussi liée aux distorsions fiscales ou sociales qu'elles rencontrent par rapport à d'autres pays de l'Union européenne tels que l'Allemagne. En septembre prochain, Bruno Le Maire devrait présenter un plan de développement de la filière laitière pour répondre aux attentes nationales du syndicat. « Il reste beaucoup de travail » conclut Henri Brichart.
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Une bonne nouvelle pour l’Ump Les réactions politiques ne se sont pas faite attendre hier. Nicolas Sarkozy « se réjouit » de cet accord, estimant qu’il : « permet d'accroître, de façon juste, le prix du lait payé aux producteurs au cours de l'année 2010 ». De son côté, Bruno Le Maire a déclaré à l’Afp, que ce compromis est « une avancée très importante pour la filière », car il donne de la « visibilité » et « garantit un revenu décent » aux producteurs. |


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