Le commissaire européen en charge de la Santé, John Dalli, suggère de mettre fin à "l'abattage systématique des cohortes" d'animaux parmi lesquelles des cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (Esb) ont été décelés, étant donné que "le nombre de cas positif de contamination est tombé à zéro en 2009".
 La Commission européenne propose notamment de renoncer à l'abattage systématique des troupeaux touchés par l'Esb, estimant que la maladie est désormais quasiment éradiquée. (© DR) |
Les animaux des troupeaux touchés pourraient être vendus aux consommateurs
"pourvu qu'ils aient été testés négatif avant d'entrer dans la chaîne alimentaire", propose la Commission. Bruxelles propose aussi d'introduire
"un certain niveau de tolérance" pour les protéines animales utilisées dans l'alimentation animale. Des dispositions qui interdisent le recours à certaines protéines animales pour l'alimentation des non ruminants comme les porcs, les volailles ou le poisson pourraient être levées sans pour autant renoncer à l'interdiction de nourrir une espèce avec des protéines de la même espèce. Un porc pourrait ainsi être nourri avec des protéines de volaille, mais pas avec de protéines de porc.
Bruxelles propose aussi de "mieux cibler" le système de surveillance par l'augmentation graduelle des limites d'âge pour les tests ou le recours à diverses méthodes de tests. L'Union européenne a détecté seulement une soixantaine de cas d'ESB en 2009, essentiellement chez des animaux âgés de dix ans ou plus. Les tests visent à vérifier que la maladie, apparue dans les années 90 au Royaume-Uni avant de se propager dans toute l'Europe, est bien en voie de disparition. Il y a un an, l'UE, qui estime avoir suffisamment amélioré le contrôle de la chaîne alimentaire depuis la crises de la vache folle, avait déjà décidé d'assouplir les règles sur l'étiquetage des aliments pour animaux.
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