 Les élevages de porcs sur le devant de la scène avec la Lma. (© Terre-net Média) |
« Nous devons trouver un compromis entre les exigences environnementales et la nécessité d'améliorer la compétitivité des éleveurs de porcs en Bretagne, comme d'ailleurs », a déclaré M. Le Maire. Le ministre répondait à une question du député PS Jean-Paul Chanteguet peu avant l'examen du projet de loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche qui commençait dans l'après-midi à l'Assemblée nationale.
« Ce compromis passe par des règles environnementales strictes que nous continuerons à respecter et aussi par la réduction des délais d'autorisation, actuellement de 2 à 3 ans en France » qui passeront désormais à un an comme chez les principaux concurrents de la France, comme l'Allemagne, a-t-il affirmé.
Accélération et simplification des démarches administratives
Deux amendements vont être proposés, a-t-on expliqué dans son entourage. Le premier proposera pour les élevages de plus 450 porcs qui veulent s'installer une accélération des démarches qui passeront à un an. Un second amendement permettra, quand il y aura regroupement d'élevages (plus de 450 cochons), de simplifier les procédures administratives.
Une polémique a commencé à se développer à la suite d'un amendement introduit par le député Ump breton Marc Le Fur (Côtes d'Armor) qui proposait de relever significativement le seuil - 2.000 porcs contre 450 actuellement - à partir duquel une autorisation Icpe (Installations classées pour la protection de l'environnement) devient obligatoire pour un élevage porcin. Cet amendement a provoqué la colère des écologistes qui ont dénoncé une initiative en contradiction avec la volonté affichée de lutter contre les algues vertes.
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