 Comment mieux gérer économiquement les crises sanitaires ? (© Terre-net Média) |
« Cet épisode a montré la difficulté de mettre en place une surveillance dans un contexte économique concurrentiel où la notification de maladies peut conduire au niveau national à la fermeture de marchés » et à des pertes économiques pour les secteurs de production concernés (porc, volaille), a souligné Anne Bronner, de la Direction générale de l'alimentation, lors de ce colloque « Grippes animales et humaines » tenu à Ploufragan (Côtes d'Armor).
Le problème de la rigidité de la chaine de production
Arlette Laval, membre de l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes, a souligné l'extrême rigidité de la chaîne de production animale, en se mettant à la place d'une productrice de porcs. « Si j'ai un problème (sanitaire), qu'est-ce que je fais tant que les troubles ne sont pas identifiés (et que les bêtes à terme ne peuvent être emportées) ? Je demande à mes truies de garder encore un peu leurs porcelets (avant de mettre bas en attendant d'avoir de la place)? », a-t-elle ironisé. « La crainte des producteurs, ce sont les conséquences que peut avoir la déclaration (de maladie) sur le commerce dans une filière déjà assez fragilisée », a renchéri le représentant d'un groupement de producteurs de porcs.
L'Organisation mondiale de la santé devait déterminer mardi si la pandémie de grippe H1N1, qui a fait quelque 18.000 morts avérés dans le monde depuis sa découverte en avril 2009, était terminée.
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