 Pasacal Massol, président de l'Apli (© Terre-net Média) |
L'Association des producteurs de lait indépendants (Apli) souhaite, d'ici à trois ans et la fin programmée des quotas laitiers, substituer cet office au Centre National Interprofessionnel de l'Economie Laitière (Cniel) qui réunit actuellement transformateurs, coopératives et la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl), la branche laitière de la Fnsea, qui est jugée
« trop faible » et
« trop peu représentative » des agriculteurs.
Dans « l'Office national du lait », les syndicats minoritaires de producteurs laitiers seraient représentés, ainsi que les consommateurs et des élus, selon Paul de Montvalon, producteur angevin désigné président provisoire de cet office. « Il s'agit de peser sur l'offre pour l'adapter à la demande, en retrouvant une vraie relation de partenariat entre les acteurs de la filière. Aujourd'hui, seuls les acheteurs (les industriels) commandent », a expliqué Anton Sidler, producteur normand.
Selon l'Apli, le projet d'office aurait déjà réuni 12.000 promesses d'adhésions (sur près de 80.000 producteurs laitiers en France) représentant près de 4 milliards de litres de lait, soit 20 % de la production nationale. Mais les plus importants acteurs industriels n'ont pas donné leur accord. « Lactalis est un cas à part, mais on sait que Bongrain n'y est pas insensible. Et de petits industriels sont prêts à y aller », a affirmé M. de Montvalon.
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Extrait de la communication faite à la presse par le président de l’office Paul de Montvalon
« L’office du lait national, riche de ses 5 collèges (producteurs, consommateurs, industriels, distributeurs et élus), se positionne principalement comme une structure plurielle de négociation, d’échanges, de débats pour une transparence totale, une actualisation des rôles de chacun, une modernisation de la notion d’équité grâce à un canevas de mesures économiques, sociales et éthiques.
Pour les producteurs, l’office du lait, dans sa dimension Européenne, représente la solution alternative aux organisations de producteurs, aux transferts de propriété, à la contractualisation prônée. L’office national, c’est la conservation de la liberté professionnelle, le maintien du statut de chef d’entreprise indépendant, la marche obligatoire vers la solution globale Européenne, portée par nos collègues de l’EMB, pour les producteurs et la filière.
Pour les consommateurs, maillon à la fois primordial et ignoré de la filière, c’est l’opportunité d’affirmer ses volontés, d’obtenir un véritable rôle de décideur, sans démagogie, dans un climat serein, en intégrant objectivement les problématiques de production. L’office aura vocation, sans spolier le consommateur, à progresser dans le respect de l’environnement, à assurer la souveraineté alimentaire, à veiller au maintien d’une qualité de produits finis irréprochable, égale à la qualité de matière première lait fournie par les éleveurs. »
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