 Le lait bio peine. (© Terre-net Média) |
Le lait biologique reste marginal, à l’image de l’agriculture « bio » française. Le lancement de la production de lait « bio », initié en France il y a 20 ans n’a pas recueilli le succès escompté.
Le lait « bio » peine à trouver son marché. La consommation des produits laitiers progresse moins vite que l’offre.
Un prix stable de 400 euros les 1.000 litres selon l’Agence Bio aurait pu conduire davantage de producteurs à se convertir. Il n’en est rien. De nombreux exploitants sont revenus depuis 2004 au lait conventionnel à cause de l’isolement des élevages, des contraintes techniques ou des coûts de collecte élevés.
En 2008, la baisse du nombre des producteurs s’est poursuivie mais de façon plus atténuée. 1.150 producteurs de lait « bio » de vache - soit une vingtaine de moins qu’en 2006 - livraient du lait auprès de 89 laiteries
Toutefois, la taille des troupeaux augmente. D’après le bilan de l’Agence Bio, le cheptel laitier bovin « bio » s’étoffe en 2008 de 3,7 % en plus par rapport à 2007. Toutefois la part de « bio » reste faible dans le cheptel national (1,6 %).
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Lait de brebis et de chèvre
La collecte de lait « bio » de brebis dépasse les cinq millions de litres en 2008, soit 2,1 % de la collecte nationale. Il est essentiellement destiné à la fabrication de fromages frais ou de roquefort.
La collecte de lait « bio » de chèvre a atteint son niveau le plus bas en 2008 : 0,1 % de la collecte nationale.
Pour autant le marché de fromages frais « bio » de chèvre se porte bien et incite davantage d’éleveurs à choisir ce type d’élevage dont le cheptel augmente de 5 % entre 2007 et 2008.
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