 Seule la production d’aliments pour les poulets et les poules s’accroît, entraînée par la bonne tenue de ce type d’élevage.(© Terre-net Média) |
Le redressement de la production d’aliment constaté en 2007 et 2008 s’explique en premier lieu par la forte demande en aliments concentrés venant des producteurs de lait. Ceux-ci s’efforçaient de maximiser leur production, pour bénéficier du prix de vente élevé du lait.
Le deuxième facteur d’explication des bons résultats de 2007 et 2008 réside dans la flambée des prix des matières premières de l’alimentation animale de l’automne 2007 à l’été 2008.
Il est en effet plus intéressant pour l’agriculteur d’acheter des aliments composés pour nourrir ses animaux que de fabriquer son propre aliment. La fabrication d’aliments à la ferme diminue donc vraisemblablement en 2007-2008 et reprend en 2009 lorsque les prix des matières premières ont chuté.
La demande d’aliments pour vaches laitières, qui a permis aux producteurs de lait d’amplifier leur production lorsque le marché était favorable, retourne à la normale. Elle se maintient cependant à un bon niveau, traduisant l’intensification de la production laitière.
La production d’aliment pour les autres bovins et pour les porcins sont fortement orientées à la baisse.
Chute marquée de l’alimentation composée des porcins
Après avoir été presque stable en 2005 et 2006, la production de porcins augmente de 2 % en 2007, puis descend de 1 % en 2008 et 2009. La production d’aliment pour porcins évolue plus fortement à la hausse en 2007 (+ 3 %) puis à la baisse (– 2 % en 2008, – 6 % en 2009).
Seule la production d’aliment pour les poulets s’accroît, entraînée par la bonne tenue de ce type d’élevage.
Elle est liée au développement de la production de poulet (+ 1% en 2009). Le poulet bénéficie d’un report de consommation au détriment de la viande rouge.
La baisse de la production d’aliment est régulière pour la dinde (– 7 % par an en moyenne entre 2004 et 2009) dans le sillage de celle de la production.
D’importance moindre, le secteur de la pintade suit aussi une tendance à la baisse moins marquée que pour la dinde (– 2 % par an en moyenne entre 2004 et 2008), mais se redresse en 2009 (+ 3 %). La chute de la production d’aliment pour palmipèdes (– 10 % en 2009) accompagne la baisse de la production de canards.
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