 « Une heure après la fin du part, le diagnostic de parturitions lentes pourrait être fait a postériori à partir des critères Lact, Prot, Mg et Agne. » (© Terre-net Média) |
Pour mener à bien l’étude, l’Envt, l’Ifip-Institut du porc et l’Inra, en partenariat avec la Cooperl et les Vétérinaires de la Hunaudaye, ont travaillé à partir de truies LWxLR issues de 4 élevages.
L’échantillon porte sur 28 mises-bas spontanées et non-assistées issues de 19 nullipares et 9 primipares.
Des prélèvements sanguins répétés sont réalisés grâce à un cathéter jugulaire avant (J-3 à J0) et pendant la mise-bas (toutes les heures), pour analyser les paramètres suivants : œstradiol, progestérone, hématocrite, hémoglobine, protéines totales, glucose, acides-gras non-estérifiés (Agne), bicarbonate, lactate, créatine kinase, calcium, magnésium.
2 heures d’écart
La durée moyenne de parturition est de 235 mn ± 87,3 et varie entre 98 et 430 mn.
Les mises bas courtes (3 h et moins), et longues (4 h et plus) représentent respectivement 36 et 39 % des mises bas, 20 % ayant une durée intermédiaire.
L’écart entre les durées moyennes de mises bas des groupes mise-bas facile et mise-bas difficile est de 2h (Cf. Tableau ci-dessous), associé à une différence de rythme des naissances précoces « et indépendant de la taille de portée » indiquait Pauline Bories (Envt).
 Caractéristiques des truies et de leurs portées (© 42e JRP, Paris 2010) |
Sur l’ensemble de la mise bas, le taux d’intervalles supérieurs à 30 mn, seuil d’intervention courant dans les élevages, est deux fois plus élevé dans le groupe mise-bas difficile (23 ± 10% vs 12 ± 9%). Par conséquent les taux de porcelets nés sont déjà différents dans les deux groupes au bout de 2h : 72 % (mise-bas facile) contre 51 % (mise-bas difficile).
À noter également que le nombre de mort-nés est plus élevé dans le groupe mise-bas difficile « La durée de mise-bas est corrélée au poids de la truie, mais pas à l’Eld ni à la durée de gestation ni au sex ratio. »
Mêmes tendances sur les cinétiques
On observe des tendances identiques pour les cinétiques de mises-bas. « Par ailleurs, la corrélation significative entre les niveaux de lactate à 3 h ou en fin de mise bas et la durée de parturition suggère un risque élevé de fatigue chez les truies à mises bas longues. »
À la naissance du 1er porcelet, des niveaux élevés de Prot, Mg, P4 et de faibles valeurs de HCO3 seraient également prédictives de mise-bas lentes.
« Une heure après la fin du part, le diagnostic de parturitions lentes pourrait être fait à postériori à partir des critères Lact, Prot, Mg et Agne », concluait la spécialiste.
Pour aller plus loin : www.ifip.asso.fr.
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