 Appelés à entériner l'augmentation des prix du lait au deuxième trimestre, industriels et producteurs se sont quittés la semaine dernière sur un désaccord. (© Terre-net Média) |
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Précision de la rédaction de Terre-net Média
Patronat ?
Cette dépêche de l'Afp utilise le mot « patronat » pour parler des industriels laitiers, et parle de « patrons et producteurs ». Surprenant ? Certes. Nous avons cependant décidé de la publier en la laissant sous cette forme pour montrer un exemple de perception de ce dossier par le grand public. Plusieurs lecteurs nous interpellent à ce sujet. N'hésitez pas à en discuter sur le forum en cliquant ICI.
Pierre Boiteau, directeur des rédactions Terre-net Média
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« Le conseil d'administration de la Fnpl, réuni ce jour, demande à tous les éleveurs de passer immédiatement à l'action contre les entreprises qui ont affiché leur intention de ne pas respecter la hausse de prix », prévue par un accord signé l'an dernier, a précisé à l'AFP Florence Loyer de la Fnpl.
« Tous les types d'actions sont admis dans le respect des biens et des personnes », a-t-elle ajouté.
Appelés à entériner l'augmentation des prix du lait au deuxième trimestre (avril, mai et juin), industriels et producteurs se sont quittés la semaine dernière sur un désaccord. Le patronat réclame un alignement des prix du lait français à ceux pratiqués en Allemagne, estimés 15 % moins chers.
Quant aux producteurs, ils s'accrochent à un accord signé le 3 juin dernier par toute la filière, qui prévoit une hausse de 5,5 à 5,8 % du prix de base du lait au deuxième trimestre par rapport à la même période un an plus tôt.
Cette impasse au niveau national avait renvoyé à des négociations au niveau local, où patrons et producteurs ont désormais moins d'une dizaine de jours pour trouver un compromis. « L'année qui vient de s'écouler a été particulièrement mauvaise pour le revenu des éleveurs, alors que les résultats des entreprises sont corrects », indique la Fnpl, qui a vu en 2009 une partie de sa base se tourner vers ses rivaux plus radicaux. Pour le premier trimestre, industriels, coopératives et producteurs s'étaient entendus pour une hausse comprise entre 3 et 8% des prix du lait.
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