 La Fco touche ovins, bovins et caprins, et la vaccination est obligatoire... (© Terre-net Média) |
Le tribunal de proximité de Sélestat (Bas-Rhin) a mis en délibéré au 23 avril sa décision concernant André Durrmann, éleveur bio à Andlau. L'agriculteur est poursuivi pour non-respect d'un arrêté ministériel imposant la vaccination des bovins, ovins et caprins contre cette maladie inoffensive pour l'homme, une infraction considérée non pas comme un délit mais comme une contravention.
« Je suis pour la libre vaccination, je ne reconnais pas l'infraction », a déclaré au juge M. Durrmann, qui encourt une amende de 750 euros. Potentiellement, l'amende maximale encourue aurait pu être de 750 euros par mouton non vacciné, mais « le ministère public a retenu une seule infraction: on vous a fait un prix de gros », a souligné à l'audience le juge Jean-Paul Gérard. « Si je comprends bien, vous êtes contre cette vaccination pour des raisons philosophico-agricoles », a ajouté le juge d'un ton conciliant.
Dans toute la France, quelque 3.000 éleveurs - surtout dans le domaine de l'agriculture biologique - sont réfractaires à l'obligation vaccinale, estimant le vaccin inutile et potentiellement nocif pour l'animal. Nombre d'entre eux font l'objet d'une procédure similaire à celle intentée contre M. Durrmann, et pourraient donc être prochainement convoqués à leur tour devant un tribunal.
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
God Save the Beef : les races britanniques gagnent du terrain dans les prés français
« La seconde salle de traite nous aidera à résister à la baisse du prix du lait »
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
Une réforme du calcul des cotisations sociales agricoles à compter du 1er janvier 2026