 Les négociations entre les industriels et la grande distribution tendues. (© Terre-net Média) |
« Une négociation, ce n'est pas un diktat », a déclaré M. Picot dans un entretien à l'AFP.
« On demande par exemple une hausse de 4% et on ressort de la réunion avec une baisse de 1 à 2% », a-t-il affirmé, dénonçant en outre le refus des centrales d'achat de s'engager sur des contreparties (promotions, tête de gondole...) en échange d'une diminution des tarifs.
Les négociations, qui doivent se terminer à la fin du mois, se tiennent dans un « climat violent » et « si cela continue, nous allons demander que les choses soient précisées dans la Lme » (Loi de modernisation de l'économie, 2008), a ajouté M. Picot. Ce dernier demande notamment que dans les contrats, les contreparties soient « identifiables, mesurables et surtout contrôlables » par les pouvoirs publics.
Le volet distribution de la Lme, appliqué depuis le début 2009, renforce le pouvoir de négociation des distributeurs, mais agriculteurs et industriels dénoncent des abus. Une brigade chargée de contrôler l'application du volet distribution de la Lme a été installée en juin. Elle est constituée de 120 agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf).
En octobre dernier, le secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli avait annoncé l'assignation en justice de neuf distributeurs, accusés de pratiques abusives à l'égard de leurs fournisseurs. En janvier, l'enseigne Castorama (groupe Kingfisher) a été condamnée.
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