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 Productrice de lait à Lacour de Visa (82), Sophie Poux souhaitait parler au président de la République des difficultés de l'agriculture. (© Capture d'image télé TF1) |
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 Lundi soir, sur TF1, l'ombre du ministre de l'agriculture Bruno Le Maire (photo ci-dessus © Terre net- Média) planait au dessus de la tête de Nicolas Sarkozy (ci dessous © Capture d'image télé TF1) lorsque ce dernier répondait aux questions de Sophie Poux.
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Sophie Poux est repartie avec ses questions sans les réponses attendues. Mais en attendait-elle vraiment ? Productrice de lait avec son mari à Lacour de Visa dans le Tarn et Garonne, elle était l’une des onze invités de l’émission « Paroles de français » de ce lundi 24 janvier. Pendant dix minutes, elle a exposé à Nicolas Sarkozy, président de la République, l’urgence de sa situation.
Avec des prix du lait avoisinant les 24-26 centimes le litre, elle n’a pas dégagé de revenu. « L’emprunt bonifié de cinq ans me sert de revenu », a-t-elle déclaré au président qui défendait, quelques minutes plus tôt, le niveau de rémunération très élevé dans grands patrons d’entreprises.
Une agriculture à forte valeur ajoutée
Nicolas Sarkozy peinait hier soir à être en phase avec les invités du plateau de TF1. Il a répondu aux problèmes de revenu de Sophie en lui présentant le bilan de son gouvernement et l’exposé du projet politique de son ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire : la prochaine loi de modernisation et ses trois objectifs à savoir la contractualisation et le renforcement de la compétitivité de l’agriculture avec des prix qui ne soient pas alignés sur les cours mondiaux. Il est important, a souligné le président, de mieux répartir la valeur ajoutée tout au long de la chaîne de production, de transformation et de distribution.
Les réponses apportées par le président de la Répubique à Sophie Poux reposaient sur le même modèle que celles données aux autres invités de l'émission. A savoir que leurs problèmes étaient liés à la politique conduite par ses prédécesseurs. Dans le cas de Sophie : aux quotas aujourd’hui dépassés, à l’absence de préférence communautaire en passant par un coup de griffe donné à la Fnsea.
Mais lui, face à cette situation, le président a assuré qu’il ne laisserait pas « tomber l’agriculture, secteur stratégique, car on a besoin de JA, de protéger les terres et d’un secteur agroalimentaire fort », récitant alors les motifs du projet de loi de modernisation agricole. Et de rajouter : « je serai à vos cotés sur de vraies solutions, c’est à dire pour développer une agriculture à forte valeur ajoutée » avant de répondre favorablement à l’invitation de Sophie Poux à lui rendre visite dans son exploitation. Il y apprendra peut-être à traire ses vaches !
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