Partant du principe que les éleveurs laitiers ne sont pas plus responsables de la non collecte du lait que de la collecte du lait, la Fnpl exclut que les éleveurs supportent le manque à gagner (de 250 à 280 € pour mille litres de lait) après les deux fortes périodes d’enneigement.
Ce mercredi 13 janvier, après avoir rencontré Bruno Le Maire, ministre de l’alimentation de l’agriculture et de la pêche et ses conseillers, la Fnpl prévoit :
- de faire le recensement des éleveurs non-collectés et de définir les volumes de lait en jeu ;
- de comprendre pourquoi certaines exploitations ont été collectées et pas d’autres, pour discerner le manque de moyens dont disposent les entreprises pour remplir leur contrat (camion frigo non doté d’équipement spéciaux, route non dégagée, etc.).
La Fnpl refuse que ce soient les éleveurs qui en payent les conséquences
 Ces derniers jours les chutes de neige ont créé de nombreux dégats sur les bâtiments agricoles. (© Terre-net Média) |
La section spécialisée lait de la Fnsea rappelle que les entreprises ont une obligation de résultats vis-à-vis des contrats qui les lient aux éleveurs. Le rendez vous est pris en février lorsque les paies de lait de décembre et de janvier arriveront pour observer quelles ont été les réactions des entreprises vis-à-vis du paiement du lait non collecté.
La Fnpl souhaite que les entreprises collectrices aient les moyens à l’avenir de faire face à ce type d’intempéries. Elle rappelle qu’en 1985 l’hiver a été beaucoup plus rigoureux et pourtant, à l’époque tout le lait avait été collecté. D’après la Fnpl, cet état de fait montre que les entreprises semblent avoir perdu, en 25 ans, leur capacité à faire face, comme par le passé aux périodes d’enneigement. La Fnpl refuse que ce soient les éleveurs qui en payent les conséquences. En revanche, il aurait été possible d'imaginer qu'elle conduise son travail de prospection avec la participation des syndicats minoritaires dont les membres non pas été, évidement, épargnés par les intempéries de ces dernières semaines!
Le syndicat exclut que les éleveurs soient pénalisés par un tel recours
La deuxième période de neige du week-end dernier a conduit dans l’ouest de la France à l’effondrement de nombreux bâtiments d’élevage. La Fnpl demande à ce que les expertises soient faites dans les plus brefs délais pour permettre aux agriculteurs de remettre en état le plus rapidement possible leur outil de production. La section spécialisée de la Fnsea souhaite que des photos de bâtiments effondrés réalisées avec la présence des forces publiques soient une alternative à celles des assureurs qui en général ne se dérangent que 3 semaines après l’accident. Le syndicat exclut que les éleveurs soient pénalisés par de tels recours.
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