 Il suffit de les plonger 15 à 30 secondes selon la dilution du produit. (© DR) |
Désinfectant liquide concentré à base de peroxyde d’hydrogène et d’acide péracétique, PeraDis sert au nettoyage des manchons et des faisceaux trayeurs mais aussi des lavettes, des tanks à lait et des canalisations.
« En plus de l’efficacité, nous avons surtout travaillé sur la rapidité d’action car la désinfection des faisceaux est une étape supplémentaire dans la routine de traite, et le temps est toujours un facteur limitant, indique Vincent Smagghe, responsable de l’après-vente et de la santé animale chez DeLaval. Grâce à notre nouvelle formulation, il suffit donc de 15 secondes dans une solution dosée à 1 % ou de 30 secondes dans une solution dosée à 0,4 % pour une "désinfection totale", c’est-à-dire conforme au cahier des charges de la directive Biocide : avec une réduction log 5 de la population bactérienne selon la norme EN1276. »
Pour une efficacité optimale, DelaVal conseille de rincer le faisceau trayeur dans un seau d’eau avant de le plonger dans le désinfectant. « Ça nécessite d’avoir deux seaux à proximité, mais ça évite de le souiller en masse avec de la matière organique. L’idéal est même d’avoir un troisième seau pour rincer le faisceau à l’eau claire après la désinfection. »
Une nouvelle usine « GMP »
DelaVal commercialisait déjà des solutions d’hygiène des mamelles, des détergents de surfaces et des produits pédiluve, mais pas encore de désinfectants tels que PeraDis. « Il répond à notre logique de biosécurité. Notre objectif est en effet de proposer aux éleveurs la plus large gamme possible de solutions de prévention pour tous les types de maladie afin de limiter les risques de contamination via le matériel de traite entre deux vaches », souligne Vincent Smagghe.
 PeraDis est commercialisé depuis quelques semaines en bidons de 20 litres. (© DR) |
Et être à la fois fabricant de matériel et de produits est, d’après DeLaval, un avantage.
« D’abord, on connaît bien la traite donc aussi ses risques et ses points critiques. Il y a ensuite aussi des histoires de compatibilité tant sur le plan de l’utilisation des produits que de la durabilité des matériels. Concevoir et fabriquer nous-mêmes nos produits permet par exemple de s’assurer que nos matériels sont bien résistants aux matières actives. » Sans compter que ça créé aussi un consommable, et donc, un récurrent de plus à vendre aux clients…
C’est pour toutes ces raisons que le constructeur investit massivement dans le domaine de l’hygiène. « Nous avons par exemple inauguré un nouveau site de production santé animale en Belgique. Entièrement rénovée suite à un incendie, notre usine de Drongen, près de Gand, répond désormais aux normes qualités les plus avancées. Inaugurée en novembre dernier, elle est en effet labélisée GMP (good manufacturing process). »
Au Gaec de la Thébaudière (35), deux robots VMS 310 DeLaval ont changé la donne
Manitou, Duro, Arland, Laforge… Reportages au cœur du machinisme à la française
Le gouvernement veut appliquer des mesures fiscales en faveur des agriculteurs
L. Jacquin et J. Lecrosnier : « Robot et pâturage ne sont pas incompatibles »
Une conduite soignée des génisses pour vêler à 23,1 mois
Viande bovine : + 8 % en rayon, contre + 34 % payés aux producteurs
Les systèmes robot de traite redeviennent plus compétitifs que les salles de traite
Taxe carbone : l'UE fait finalement une exception pour les engrais
« Bloquer les abattages, c’est risquer la dermatose bovine dans toute la France »
« Certes tout n’est pas tout beau tout rose, mais il faut positiver ! »