Arvalis-Institut du végétal travaille à la production de références quant à l’impact environnemental de la culture du maïs fourrage selon la méthode de l’analyse de cycle de vie. Les simulations montrent l’importance du processus de fabrication des engrais minéraux ou de certains aspects liés à la mise en place de couverts végétaux dans le bilan final.
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Trois variantes selon le type de fertilisation
L’étude a pris pour modèle une exploitation laitière représentative de la Basse-Normandie. Il s’agit d’un système laitier spécialisé intensif de 76 vaches et 600 000 l de quota. Le potentiel de rendement du maïs fourrage atteint 14 t MS/ha, avec une fertilisation majoritairement organique. Trois variantes de systèmes de production du maïs fourrage sont alors envisagées pour l’Acv selon la nature de l’engrais azoté utilisé. En situation réelle et en simulation couvert végétal (implantation d’une moutarde en période hivernale, puis détruite mécaniquement), l’apport d’azote se situe à 14 kg/ha sous forme minérale et 158 kg/ha d’azote organique. En simulation 100 % minérale (fertilisation exclusivement minérale apportée en fonction des besoins de la culture), l’apport d’azote s’élève à 136 kg/ha. Le maïs fourrage contribue à la production de lait via l’alimentation comme fourrage de stock pour la ration de base. Les résultats s’expriment pour « 1000 Unités fourragères laitières (Ufl) mises à disposition pour les animaux ».Travaux mécaniques et fabrication des engrais pèsent lourd
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La simulation d’une fertilisation « 100 % minérale » montre bien que le recours aux engrais minéraux a un impact significatif sur le bilan environnemental, du fait des consommations et émissions dues à leur fabrication (+75 % pour l’énergie, +25 % pour les Ges et +10 % pour les nitrates/phosphates par rapport à la situation réelle).
Enfin, pour la simulation « couvert végétal », le couvert permet de diminuer le lessivage des nitrates de 30 %, mais entraîne une augmentation des consommations en énergie sur l’exploitation (plus d’interventions culturales) et une augmentation des émissions par dénitrification des résidus de cultures.
Les analyses d’impact seulement à leurs débuts
L’Acv du maïs fourrage dans ces trois cas confirme l’importance de la conduite de la culture. L’utilisation des engrais minéraux a des impacts négatifs sur le bilan environnemental, notamment leur fabrication en usine. « Le travail se poursuit pour mieux intégrer les voies de progrès possibles dans les outils d’évaluation. Les bonnes pratiques d’irrigation ou de séchage restent actuellement peu ou mal quantifiées sur le plan énergétique et en termes d’émission de Ges. »
Arvalis poursuit le travail engagé sur le maïs fourrage dans des systèmes laitiers du Béarn et des Pays de la Loire et sur le maïs grain humide dans un système d’engraissement de porc en Bretagne et d’engraissement de taurillons dans le Béarn. Par ailleurs, Arvalis a fait l’objet d’une sollicitation pour la production de données de référence sur les émissions de Ges pour les grandes cultures répondant à l’obligation d’affichage de l’impact environnemental des produits de grande consommation au 1er janvier 2011.
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De l’extraction des matières premières au traitement de fin de vie Définition des trois indicateurs d’impactsLa consommation en énergie primaire est la somme des consommations en énergie primaire au cours de l’ensemble des étapes du cycle de vie exprimées en mégajoules (MJ) : |
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