 Pascal Massol (Apli) appelle à des actions de blocage. (© Terre-net Média) |
« On va changer de tactique. On va tout bloquer. On est en train de discuter avec les routiers », a affirmé Pascal Massol, le président de l'Association des producteurs laitiers indépendants (Apli), au micro de France Bleu Périgord.
« On a de quoi perturber les fêtes de Noël. C'est malheureux d'en arriver là, mais c'est intenable. On veut vivre de notre métier », a-t-il expliqué.
« Si d'ici dimanche soir, on n'a pas un signal du ministre (Bruno Le Maire, ndlr) pour qu'il s'engage dans des discussions avec tous les producteurs de lait, on se joindra aux routiers », a affirmé à l'Afp François Lucas, le président du syndicat agricole Coordination rurale. « C'est un jeu qui ne rapporte que des soucis à tout le monde mais on ne nous laisse pas le choix. Les producteurs de lait sont en train de mourir économiquement », a-t-il ajouté, évoquant un « apport de logistique » aux routiers.
Il a qualifié de « provocation » l'actuelle proposition, soutenue par le ministère, de voir tous les syndicats se réunir sous la houlette de la Fédération nationale des producteurs de lait (Fnpl, branche de la Fnsea). « C'est un peu comme si on mandatait Bernard Thibault de la Cgt pour discuter au nom du gouvernement avec les autres syndicats », a ironisé M. Lucas.
Les syndicats « minoritaires » refusent de se faire représenter par la Fnpl
Au mois de septembre, la France et l'Europe avaient connu un vaste mouvement de protestation de producteurs laitiers, mécontents de leurs prix de vente. Les éleveurs réclamaient un prix minimum entre 350 et 400 euros les 1.000 litres (contre 260 à 280 euros actuellement en France) et une régulation du secteur pour éviter la volatilité des prix.
Par ailleurs, les syndicats des quelque 500.000 salariés du transport routier de marchandises ont appelé à la grève à partir de dimanche soir, notamment pour obtenir des hausses de leurs salaires et de leurs frais de déplacement. La négociation salariale entre le patronat et les syndicats du transport routier a tourné court mercredi malgré la proposition du gouvernement de réduire de 100 millions d'euros la taxe carbone des entreprises du secteur afin de les encourager à faire des concessions aux salariés.
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