 La confédération paysanne manifeste son désaccord (© Terre-net Média) |
« Incohérences, incompétences et soumission aux industries de la pharmacie et de l’informatique, tel est le triste bilan que la Confédération paysanne fait de la gestion de l’état face à la crise générale de l’agriculture, qui frappe particulièrement l’élevage ».
La Confédération paysanne n’est pas d’accord avec les dispositions des trois arrêtés ministériels fixant les mesures de gestion de la Fco.
Selon le syndicat de Bagnolet, celles-ci prolongent la vaccination obligatoire.
« Les dispositions dites dérogatoires concernant les éleveurs qui refusent l'obligation de vaccination sont inacceptables car :
- elles introduisent une discrimination entre les éleveurs présumés dangereux et les autres, alors que tous les animaux peuvent, vaccinés ou pas, colporter le virus, et que cette maladie n’est pas contagieuse aux hommes et aux animaux
- elles reposent sur des analyses à la charge des éleveurs (en comparaison d'une vaccination gratuite !) et les obligeraient à vacciner dès la détection éventuelle du virus
- elles excluent les éleveurs transhumants de façon arbitraire
- elles fixent des modalités de traitement particulières pour la Corse, maintenant ainsi une différence d’application de mandat sanitaire entre les territoires, et surtout condamnant les éleveurs Corses à des difficultés pour la circulation de leurs animaux. »
La Confédération paysanne « dénonce et s’oppose à ces décisions prises à la sauvette contre l’avis de la plus grand partie du monde de l’élevage, mais prises justement en profitant de ses difficultés ».
Elle réaffirme « la nécessité de rendre facultative la vaccination contre la Fco, comme l’Angleterre en 2009. Les éleveurs qui souhaitent développer la résistance de leur troupeau aux maladies en laissant s’installer l’immunité naturelle, doivent pouvoir le faire sans que cette action sanitaire soit entravée par des vaccins qui dépriment les défenses naturelles ».
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