 Au conseil européen, Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, satisfait du nouveau cap que s'est donné l'Europe pour bâtir une nouvelle politique de régulation du marché du lait. (© Terre-net Média) |
Comme convenu, aucune décision concrète n’a été prise ce 5 octobre 2009 à Bruxelles lors de la réunion extraordinaire des ministres européens de l’agriculture des 27. Ceci dit, Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture est satisfait que la feuille de route dessinée avec sa collègue allemande pour bâtir un nouveau cadre de régulation de la production et du marché du lait ait été retenue.
« Nous avons la base pour construire un nouveau cadre réglementaire tel qu’il a été demandé par les 18 états membres qui ont rejoint la position franco-allemande » a déclaré Bruno Le Maire à la sortie du conseil des ministres.
Cette démarche se concrétise dès la semaine prochaine par la constitution d’un groupe de travail de « haut niveau » qui sera supervisé par la direction générale de l’agriculture de la commission européenne. Il traiterait une à une les propositions émises par le couple franco-allemand par rapport auxquelles seraient bâtie la nouvelle politique de régulation du marché du lait.
Prochain rendez-vous à Luxembourg pour des mesures concrètes
Un rapport sera remis en juin 2010 et Bruno Le Maire souhaite que les mesures qui en sortiront soient « mises en œuvre le plus tôt possible. » Des mesures qui, dans tous les cas, ne remettront pas en cause la fin des quotas pour 2015, ni la mise en œuvre du bilan de santé de la Pac.
En attendant, rendez-vous a été pris le 19 octobre prochain à Luxembourg pour prendre à 27 des mesures à court terme destinées à redresser rapidement la situation du marché du lait:
- extension des périodes d’intervention
- réflexion sur le prix d’intervention à appliquer et à retenir
- opération « lait à l’école »
Le ministre croit à la poursuite du redressement du prix du lait dans les semaines à venir. Ce n’est pas son rôle d’établir une quelconque estimation sur la hausse attendue par les éleveurs a-t’il déclaré. « J’ai conscience que les choses ne vont pas assez vite pour faire face au désarroi des éleveurs, mais aujourd’hui, la commission et le conseil des ministres des 27 se sont fixés un cap, il faut le maintenir, la France et l’Allemagne y veilleront. »
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