M obilisés dans le cadre d'une journée nationale d'action, les Jeunes agriculteurs entendent dénoncer "la crise agricole qui sévit dans toutes les filières", a expliqué Joël Fréret, président des JA d'Aquitaine. "La France sans son agriculture n'aura plus sa notoriété mondiale", a soutenu M. Fréret.
"Plus que des aides d'urgence, nous demandons des perspectives, parce qu'un agriculteur qui s'installe ne s'installe pas pour deux ans, mais pour 20, 30 ans", a-t-il poursuivi. "Nous voulons une politique de prix rémunérateurs" qui passerait par "une régulation du marché", alors que "depuis des années, l'Europe a incité à produire", a ajouté M. Fréret.
Avec une crise qui touche "le lait et les fruits et légumes, mais aussi les céréales, avec le prix du maïs en baisse", on risque de "voir disparaître des filières", notamment celles "demandeuses de main d'oeuvre" et donc "génératrices d'emploi", comme la production laitière ou les fruits et légumes, a pronostiqué le responsable syndical.
Le président de la République "Nicolas Sarkozy a dit qu'il voulait rebâtir l'agriculture française. Nous le prenons au mot", a affirmé M. Fréret, alors que le chef de l'Etat a promis le 23 septembre lors de son allocution télévisée une loi d'orientation agricole d'ici à la fin de l'année.
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