Pour le syndicat agricole minoritaire, qui n'avait pas lui-même appelé à la grève mais l'a soutenue, la proposition franco-allemande d'une "nouvelle régulation" manque de précision.
Ce projet sera discuté à Bruxelles le 5 octobre. "La notion de régulation, si elle reste sur la simple gestion des surplus, ne résoudra en rien la surproduction et accélérera l'élimination des paysans et la baisse des prix payés aux producteurs", a affirmé la Confédération dans son communiqué.
"Une maîtrise publique européenne couplée à une répartition équitable entre pays et paysans est indispensable", a poursuivi l'organisation syndicale.
Le syndicat "appelle tous les paysans à rester mobilisés pour obtenir une autre politique laitière européenne particulièrement le 5 octobre où un large front de paysans doit à nouveau s'organiser pour imposer ce changement".
Il exige également "une remontée immédiate du prix du lait et demande pour cela la tenue sans délai d'une table ronde sous la responsabilité du ministre de l'Agriculture avec les différents acteurs de la filière et notamment tous les syndicats représentatifs".
La grève européenne des livraisons de lait, lancée il y a deux semaines, est suspendue jusqu'au 5 octobre, date d'une réunion extraordinaire des ministres européens de l'Agriculture consacrée à la crise du secteur. En France, les deux organisations grévistes ont prévenu qu'elles relanceraient le mouvement "si aucune décision raisonnable n'est prise" par les ministres.
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