 Prendre en compte tous les éléments dans la lutte contre le parasitisme. (© Terre-net Média) |
Le parasite est un organisme sensible aux conditions du milieu dans lequel il se trouve. Des études ont d’ailleurs montré que placé dans des conditions humides et de températures supérieures à 20°C, sa survie était engagée. «
Il est donc très important de situer ce risque là dans l’année, car c’est bien à ce moment qu’il faut concentrer son attention, et pas avant ou après », expliquait Hervé Coste, de l’École nationale vétérinaire, le 7 septembre dernier, lors de la 2
e édition du salon Tech & Bio, à Loriol, dans la Drôme.
En outre, le chargement influe également sur les conditions de développement du parasite, de même que les pratiques agronomiques : l’apport d’engrais va ainsi favoriser la sélection d’une flore spécifique. « Ainsi, un excès de potasse pas entrainer une permanence du problème de parasitisme et donc des difficultés pour l’éleveur à élaborer des produits laitiers ou carnés de qualité correcte. »
Construire des zones d’affaissement parasitaires
De fait, la canicule ou les croisements d’espèces animales sont des facteurs qui permettent de réduire les populations parasitaires. «
La rotation des prairies ou la stérilisation de pâturage permettent de construire des zones d’affaissement parasitaires, comme les coupes de fauches : mettre des animaux pendant plusieurs jours sur une parcelle fauchée avec une pierre à lécher d’oligo-éléments est sans doute le meilleur moyen de remettre les compteurs à zéro au niveau des parasites ! En outre, chaque fois que l’on croise les espèces, on sait que l’on réalise une élimination partielle ou totale des parasites présents. Il faut revenir à ces pratiques de bon sens au lieu de systématiquement avoir recours aux molécules de synthèse pour abaisser les populations de parasites. »
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