 Au centre, Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture, auditionné au Sénat (© Terre-net Média) |
Mardi 22 septembre, le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, a passé une partie de l’après midi au Sénat. La Commission de l’économie, du développement durable et de l’aménagement du territoire présidé par Jean Paul Emorine (sénateur Saône et Loire) l’a auditionné sur la crise du lait et sur son plan d’action. Les sénateurs, souvent représentants d’élus ruraux, ont semblé très inquiets sur la filière laitière et sur le sort des éleveurs laitiers.
Après avoir présenté un bref exposé des problèmes de la filière lait, Bruno Le Maire a fait le bilan des actions menées auprès de ses collègues européens de l’agriculture en faveur de l’instauration d’une nouvelle politique du lait régulée à l’échelle de l’Union européenne. Il a aussi exposé ses ambitions pour mettre au point un nouveau dispositif de contractualisation équilibré entre industriels et producteurs. Sans oublier la nécessaire restructuration de la filière lait et de l’ensemble des filières de production (le ministre a reçu dans la matinée les représentants de la filière fruits et légumes).
Bruno Le Maire a répondu ensuite aux nombreuses préoccupations des sénateurs. A l’exception d’un sénateur, la suppression des quotas n’a pas été remise en cause.
Un joyau formidable à ne pas gâcher
Aucune révélation particulière du ministre après l’annonce du plan financier élaboré la veille avec les représentants des banques, des assurances et de la Msa. Le ministre a déclaré qu’il veillerait à ce que les Draf appliquent bien le plan afin qu’aucun éleveur ne soit lésé.
On apprenait en revanche son départ pour l’Italie afin de rallier le gouvernement italien et son ministre de l’agriculture à la démarche franco-allemande en faveur d’une nouvelle régulation de la production du lait.
Au cours de l’audition, les sénateurs ont aussi profité de la présence du ministre pour s’entretenir sur d’autres sujets actualité : coût du travail et compétitivité, structuration des filières etc….
« Il faut retrouver la confiance des agriculteurs, monsieur le ministre. La France a un joyau formidable qu’elle ne doit pas gâcher », a déclaré, avec toujours autant de passion Marcel Deneux, sénateur de la Somme, sénateur et ancien président de la Fnpl.
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