 Bruno Le Maire à Bruxelles pour défendre la proposition franco-allemande (© Terre-net Média) |
Le ministre suédois de l'Agriculture, Eskil Erlandsson, dont le pays préside actuellement l'UE, a exprimé à son arrivée à la réunion « l'espoir » de mettre un terme à la régulation du secteur. Il a ainsi adressé une fin de non recevoir à une proposition présentée le même jour à Bruxelles par Paris et Berlin, lors d'une réunion des ministres de l'Agriculture de l'UE.
Les deux pays veulent introduire une nouvelle forme de régulation du secteur pour ne pas le laisser exposé à la seule loi du marché. Notamment dans la perspective de la disparition programmée des quotas laitiers.
Le refus suédois a été soutenu par la ministre néerlandaise de l'Agriculture, Gerda Verburg. Elle a indiqué qu'elle ne soutiendrait pas le projet franco-allemand, « parce que je suis favorable à un libre marché laitier ». « Je suis pour travailler à un atterrissage en douceur en 2015, pour ensuite abandonner le système des quotas et je pense que nos producteurs laitiers peuvent gérer cela » sans avoir besoin de mesures alternatives, a-t-elle précisé.
La commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann Fischer-Boel, s'est également opposée à l'idée d'un gel de la hausse programmée des quotas européens de production l'année prochaine, une autre proposition défendue par les Allemands et les Français. « Pas de suspension », a dit la commissaire, estimant qu'une telle mesure ne « mènerait nulle part ».
« On voit très bien qu'il y a un clivage Nord-Sud au niveau des positions sur l'agriculture, les pays du Sud étant des grands défenseurs de l'exception agricole, de la régulation du marché », a résumé le Belge Benoît Lutgen, ministre wallon de l'Agriculture, qui entend défendre l'initiative franco-allemande. Les producteurs européens de lait les plus déterminés menacent de déclencher une « grève du lait » au niveau européen si rien n'est fait. Une décision à ce sujet doit être prise jeudi à Paris.
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