 Les éleveurs doivent apprendre à raisonner avec un prix du lait très variable (© Terre-net Média) |
Une conjoncture caractérisée par des variations de prix importantes oblige en fait les éleveurs à aller à l’essentiel. Investir en immobilisant des capitaux et prendre le risque de manquer de trésorerie pour réduire ses prélèvements fiscaux alors que la rentabilité des exploitations est incertaine, s’avèrent à ce jour hasardeux.
Il faut plus que jamais réserver ses fonds propres et ses emprunts à des investissements structurants (mise aux normes, robot de traite) destinés à financer des actifs utilisés quotidiennement. Une benne employée quelques heures par an ou un tracteur surpuissant n’ont plus leur place dans les exploitations laitières.
Dans le contexte actuel, recourir davantage aux services d’une Cuma, des cercles d’échanges ou encore à la propriété en commun s’impose de soi. Plutôt que l’investissement individuel, faire appel à la sous-traitance par une entreprise de travaux agricole peut également être la solution dans certains cas.
Le prix du matériel revu à la baisse
Enfin, dans un marché en récession, le prix des matériels pourrait également être revu à la baisse et par conséquent réduire les coûts des investissements liés à la production laitière. Les robots de traite n’auront alors plus de raison de rester coûteux si les prix du lait restent durablement bas !
Par ailleurs, le financement et l’amortissement des matériels devront être en phase avec la durée de vie économique des biens acquis. De leur coté, les banques ont déjà adapté leur politique de financement en accordant des prêts modulables. Ces derniers offrent la possibilité d’adapter la durée de remboursement de leurs prêts en fonction des disponibilités des éleveurs. Ils donnent la possibilité de faire varier la durée et le montant des remboursements. Conditions appréciables pour parer à des défauts de trésorerie.
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