 Le ministre Bruno Le Maire veut que les choses avancent rapidement sur le dossier de la contractualisation (© Terre-net Média) |
"Il n'y a pas une semaine à perdre. Au 1er octobre, je regarderai où on en est de la contractualisation", a-t-il martelé face à une cinquantaine de personnes (représentants de l'Etat, du groupe fromage Entremont Alliance et de l'association des producteurs apporteurs de lait à Entremont, syndicats agricoles et élus locaux). Le ministre a dit vouloir accélérer la conclusion de contrats "sur une base collective et non individuelle" entre producteurs et transformateurs pour que les éleveurs "sachent où ils mettent les pieds quand ils livrent leur lait". "Il faut des garanties de revenus décents sur une période relativement longue", a-t-il ajouté.
Devant quelque 300 producteurs laitiers bretons livrant pour la plupart à Entremont Alliance, qui impose un prix d'achat du lait plus bas que le reste de la profession, M. Le Maire a par ailleurs prôné l'apaisement. "J'ai conscience que votre situation est très difficilement tenable (...) mais je vais veiller à ce que les choses aillent vite", a-t-il promis. "Même s'il n'est pas formidable", le prix garanti par Entremont pour juillet et août "nous donne quelques semaines pour trouver une solution industrielle intelligente pour le groupe" en difficulté financière, qui collecte notamment chez 4.500 éleveurs bretons, a-t-il estimé par ailleurs.
Le ministre a également plaidé pour une "régulation du marché du lait au niveau européen", comme cela s'est fait récemment dans le domaine financier. "Peu d'Etats souhaitent la régulation du marché comme la France, mais c'est indispensable pour avoir un minimum de garanties nécessaires face aux aléas du marché", a-t-il dit. Sur la question de producteurs demandant des exonérations de charges pour les mois à venir, le ministre a simplement répondu "qu'il allait examiner les mesures proposées. S'il faut, l'Etat aidera à passer cette période difficile".
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