Afin d'éviter que ce système ne devienne un débouché en soi et ne dope artificiellement la demande, cette période d'achats «d'intervention publique», ouverte le 1er mars, devait arriver à échéance au 31 août.
Mais les ministres ont soutenu l'idée d'une prolongation jusqu'à fin février 2010 en vue de contribuer à alléger les difficultés rencontrées sur le marché du lait. La décision sera formellement adoptée en octobre, après consultation du Parlement européen. «Cette décision aujourd'hui répond à ce que j'avais demandé à Mariann Fischer Boel (la commissaire européenne à l'Agriculture, ndlr)», a commenté le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse.
«Je me réjouis qu'elle se soit rangée à nos arguments, alors que la Commission était réticente au départ», a-t-il ajouté. En revanche, le ministre s'est opposé à une proposition suggérée par l'Italie, revenant à renoncer aux achats d'intervention de lait et de les remplacer par des échanges de quotas laitiers entre pays. L'Italie produit régulièrement plus de lait qu'elle n'est autorisée à le faire en Europe, du fait notamment du succès de certains de ses produits phares sur le marché, comme la mozzarella ou le parmesan. A l'inverse, un pays comme la France ne va pas pleinement atteindre cette année les quotas laitiers qui lui ont été attribués. «Une proposition consistant à renoncer aux moyens d'intervention ne trouverait pas le soutien de la France" car cela "serait un erreur», a dit M. Le Maire.
Chez Matthieu Carpentier, le silo libre-service va fêter ses 50 ans
Quand l’occupation gratuite devient-elle une donation rapportable ?
« J'ai toujours la même pailleuse, une occasion achetée 1 500 € il y a 20 ans »
Irlande, Italie, Allemagne, Pologne… Comment nos voisins gèrent la décapitalisation bovine ?
Prix du lait 2025 : comparer le prix de votre laiterie à celui des voisines
Quand déclencher le premier apport d’azote sur prairie ?
Engrais, élevage, légumineuses, les enjeux d’une indépendance azotée pour l’agriculture européenne
Les industriels privés demandent l’aide des producteurs
Déclin agricole français : analyser les causes... pour préparer le rebond ?
Les seuils de déclaration environnementale relevés pour les élevages bovins