 Le distributeur prend de 7 à 14 centimes par litre de lait (© Terre-net Média) |
Système U Ouest a présenté les marges réalisées sur le litre de lait se basant sur un litre acheté 0,21 euro au producteur. L'enseigne explique acheter au transformateur ce même lait à 0,42 euro le litre (vendu 0,55 TTC en magasin - 0,52 HT) pour un lait premier prix et jusqu'à 0,59 le litre pour un lait de grande marque (vendu 0,81 TTC). Le magasin prend 7 centimes pour le lait premier prix et 14 centimes pour le lait de grande marque. Pour couvrir ses frais (personnel, etc...) et avoir une rentabilité de 1,5%, le magasin devrait situer sa marge entre 24 et 25% alors qu'en moyenne la marge est de 20,7% sur le rayon frais (13,5% de marge pour le lait premier prix et 18,2% sur le lait de grande marque).
"Quand on dit que la grande distribution se gave c'est faux", assure ainsi Alain Rocquefelte, directeur général de Système U Ouest. "Avec 20,7% nous sommes déjà en dessous de la rentabilité moyenne que l'on devrait prendre", a-t-il poursuivi. "Sincèrement sur les marges il n'y a pas de scandale", a renchéri Yves Petitpas. Il a expliqué l'absence des grands distributeurs à la réunion de mercredi par le fait que de la seule présence de la Fnsea comme syndicat. "On veut bien y aller mais on veut voir tout le monde, la Fnsea ne représente que 56% des votes des syndicats, les deux autres syndicats représentent chacun 20%". Il a aussi critiqué l'attitude de la Fnsea, qui a eu "un comportement de voyou" car les agriculteurs "cassent, volent, brûlent", et le syndicat "n'a jamais condamné les exactions".
"On a un problème de collusion entre le ministre de l'Agriculture et la Fnsea", a aussi affirmé le président de Système U Ouest, qui considère que "Michel Barnier a soufflé sur les braises" pendant le conflit. "Les agriculteurs ont un problème de prix d'achat de leur lait, c'est incontestable", a noté M. Petitpas qui a regretté la dérégulation du marché à l'origine de la chute des prix en raison d'une surproduction. Il a aussi pointé du doigt le retard pris par les producteurs de lait français dans le domaine du lait bio, précisant que dans ce domaine "on n'achète pas tout en France parce que on n'y trouve pas assez de lait bio".
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