 Couvrir les coûts de production mais aussi rémunérer le travail des producteurs (© Terre-net Média) |
Comme attendu, la Confédération paysanne a réagi à l’accord sur le prix du lait et n’accepte pas l’attitude du gouvernement, de la Fnsea et de la Fnpl :
« Le prix conclu dans le bureau du Ministre par l’interprofession est un prix moyen de 280 euros/1000 litres pour l’année 2009 dans la meilleure des situations, sachant que le prix au 1er trimestre était de 330 euros. Le montant moyen pourra descendre à 262 euros/1000 litres en cas de transformation importante en produits industriels et si certaines entreprises n’envisagent pas de prix encore plus bas. Ces prix ne couvrent absolument pas les coûts de production des éleveurs ! » Le syndicat appelle à une action nationale la semaine prochaine
« pour revendiquer le gel d’une partie des références laitières au-delà de 150.000 litres par producteur, la suppression des stocks de poudre de lait en les incorporant dans l’alimentation animale, des modalités de fixation du prix du lait prenant en compte les coûts de production des éleveurs et la rémunération de leur travail, le gel des augmentations de quota européen ».
Le Modef voit « un accord au rabais sur le prix du lait » et s’insurge contre le gouvernement, la Fnsea et la Fnpl : « Le moins que l’on puisse dire c’est que les représentants des producteurs à cette négociation ont fait profil bas en acceptant un prix qui n’est pas à la hauteur des exigences » déclare Jean Mouzat, président du syndicat dans un communiqué. « Pour le Modef, il ne peut pas y avoir d’accord à moins de 380 euros les 1000 l compte tenu des coûts de production et des contraintes de production. La poursuite des actions s’impose, c’est l’avenir de milliers d’exploitations qui en dépend ».
L’Opl souligne que « ces derniers jours, le Premier Ministre et le ministre de l'Agriculture n'ont eu de cesse de rappeler qu'ils n'accepteraient pas que les éleveurs vendent leur lait en dessous de leur coût de production. Or, ils entérinent un accord à 28 cts d'euro du litre, prix qui amène les producteurs non seulement à travailler sans être rémunérés mais, pire encore, à perdre 3 cts d'euro à chaque litre produit. » L’Opl et l’Emb estiment à 40 centimes le pirx moyen annuel du litre nécessaire pour rémunérer décemment les producteurs. Le syndicat impute la crise du lait à la dérégulation des marchés : « Seule une décision européenne pour une gestion souple et régulée des quotas est de nature à garantir la rentabilité des exploitations. » L’Opl et l’Emb précisent que leurs adhérents « sont prêts à entamer une grève du lait ».
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