Le ministre de l'Agriculture s'est également déclaré "prêt à accompagner" la trésorerie des producteurs laitiers, fragilisés par la chute des prix du lait, mais sans préciser l'enveloppe et les modalités de cette aide. "Je vais réunir les présidents des trois familles (producteurs, industriels et coopératives, Ndlr) dans mon bureau pour évaluer la discussion et favoriser un accord sur le prix le plus juste possible qui sera un prix de compromis", a déclaré le ministre au cours de l'émission "Questions d'infos/Lcp/France Info/Afp. Mais, a-t-il précisé, "ce n'est plus le gouvernement qui fixe les prix du lait". "C'est au Cniel (comité national interprofessionnel de l'économie laitière, Ndlr), l'interprofession, d'aboutir à un prix entre ce que demandent les éleveurs et ce que proposent les industriels".
Un prix « très bas » qui a fait exploser la colère
Michel Barnier "espère que l'on aboutira dans les heures ou les jours qui viennent" à "un prix d'orientation pour assurer une visibilité sur toute l'année". "La paye (le prix du lait, Ndlr) du mois de mai va être annoncée (à partir du 5 juin, Ndlr) et il y a une urgence et l'on a besoin de visibilité. Et il faut des solutions qui durent." Michel Barnier s'est dit "prêt" à aider financièrement, en soutenant les trésoreries des exploitations laitières fragilisées par la baisse de 30% du prix du lait payé en avril. Mais il n'a précisé ni l'enveloppe ni les modalités de l'aide.
Le ministre a rappelé que la crise du lait était due à un prix "très bas" qui a fait exploser la colère, "ce que je peux comprendre", a-t-il ajouté. Depuis 3 semaines, les producteurs sont fortement mobilisés sur le terrain, bloquant laiteries et grandes surfaces dans toute la France. Une nouvelle réunion de négociations a échoué dans la nuit de mardi à mercredi après 12 heures de discussions. Comme la précédente, jeudi, elle a achoppé sur le prix des 1.000 litres.
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